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Interview : Floby raconte sa carrière d’artiste

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Né en Côte d’Ivoire, Floby a été obligé de retourner au Burkina Faso alors âgé de 5 ans pour se faire soigner auprès de sa grand mère. Une femme griotte qui l’a inspiré et lui a donné envie de se réaliser dans la musique. Malgré le désaccord de sa grande famille, il a persévérer afin de faire de sa passion un métier. Aujourd’hui auteur de cinq albums, il est l’artiste le plus titré aux ‘’Kundé’’ et est l’ambassadeur de la musique de son pays. Interview.

Comment est-ce que vous êtes arrivé à la musique ?
Ma grand-mère était une griotte et je la suivais dans toutes les cérémonies où elle prestait. Par la suite, j’ai senti l’étincelle de la musique s’allumer en moi. Ma famille ne l’a pas accepté car ils auraient voulu que je sois propriétaire d’un commerce. Ils m’ont mis à la porte. Ce qui ne m’a pas freiné pour autant. Je n’avais pas d’endroit où dormir. C’était vraiment dur. En 2003, j’ai participé à un concours de musique et je l’ai remporté. C’est de là qu’a décollé ma carrière musicale. J’ai sorti mon premier album un 30 juin, une date sacrée pour moi. C’est à cette date précise que sortent désormais tous mes albums.

Quel est le regard de votre Grand-mère sur vous aujourd’hui ?

Elle est très fière de l’homme que je suis. Elle m’a toujours conseillé de ne pas toucher à la drogue et de rester moi-même. C’est ce que je fais.

Sa joie est encore plus grande quand vous recevez des distinctions . Quel est le secret qui vous fait remporter autant de prix ?

Mon secret c’est Dieu. C’est lui ma force. Je suis l’artiste le plus titré aux ‘’Kundé’’, cérémonie de
distinction au pays des hommes intègres. J’en ai onze en 12 ans de carrière. Je suis le premier artiste burkinabé à avoir eu un disque d’or, c’était en 2009. J’ai également remporté le ‘’SIKA’’ d’or au Bénin devant 13 pays.

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Avez-vous été influencé musicalement par d’autres artistes ?
Oui. Par Lokua Kanza, Francis cabrel et aussi Georges Ouédraogo, un artiste burkinabé bien
connu chez nous. Dans quel registre musical vous identifiez-vous ? Je fais de la world musique. Des titres très acoustiques. Parfois je me laisse influencer par d’autres genres. Certains de mes singles le montrent bien. « Un artiste qui ne fait pas parler de lui est un artiste qui meurt » disait Alpha Blondy.

De quoi parle votre 5ème album ‘’Wakato’’ ?
‘’Wakato’’, c’est le temps de Dieu. Je veux juste dire qu’actuellement c’est mon temps, mais dans quelques années, je serai dépassé car il y aura d’autres jeunes artistes qui vont me remplacer. Et c’est quelque chose de normal.

Comment cet album a été accueilli à Abidjan ?

Très bien ! C’est d’ailleurs le premier album que j’ai dédicacé en Côte d’Ivoire. Il y avait plein de fans présents. Tous m’ont fait de bons retours en soulignant qu’ils aiment le contenu de l’album. Aujourd’hui je rêve d’être écouté dans le monde entier.

Comment la collaboration se passe avec ‘’Keyzit’’ ?

Tout va pour le mieux. C’est eux qui m’ont fait venir à Abidjan. Ils m’aident à développer ma carrière. Avant je faisais de l’autoproduction. J’ai fini par accepter leur proposition après un an de discussion. Notre collaboration est à un bon niveau. Nous préparons un concert pour l’année 2019 au palais de la culture.

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Fabrice N’dé

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