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[LIFE 152] Story: Thierry Angeval “… comme Yves Zogbo Junior”

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Un soir de décembre 2004, alors que la maisonnée s’affairait à commémorer l’anniversaire du deuil de son père, Thierry Angeval lui, décide de rester ce soir-là, posté devant le petit écran pour suivre son idole : Yves Zogbo
Junior. Pour vous, Life Magazine est allé à la rencontre de ce nouveau visage de la télé ivoirienne…

« J’AI PRIS LE PARI DE DEVENIR COMME YVES ZOGBO JUNIOR… »

Pourriez-vous nous parler de votre parcours avant d’intégrer la Radiodiffusion télévision ivoirienne ?

Thierry Angeval est un passionné de micro qui, après des études à l’ISTC, intègre la radio de ladite école. Après 4 ans passés au sein de cette radio, je juge opportun d’aller dans une radio où il y a un profil de carrière. C’est ainsi que je viens à la RTI. Le DRH d’alors, malgré mon expérience me demande de passer par un stage. Chose que je refuse dans un premier temps. Après réflexion, j’abandonne le petit boulot que j’avais à l’ISTC pour finalement faire un stage au sein de la radio Fréquence 2. Sur place, je suis le réalisateur d’Isaac Dosso et de Sara Touré sur l’émission ‘’Salut les potes’’, tous les jours de 18h à 20h. Ce n’est que par la suite que je suis coopté par Radio Côte d’Ivoire à la suite d’un test, pour faire les avis et communiqués. Sachant que j’avais un minimum de maîtrise du métier, la directrice me fait confiance, et c’est ainsi que le 1er mai 2014, je fais ma première émission intitulée ‘’Le grand-midi’’. Je me souviens encore que ce jour même, il y a eu une coupure d’électricité.

Comment était-ce votre première télé ?

Ma première télé arrive en 2016 après justement une édition du Masa que j’anime pratiquement chaque soir. Je suis remarqué par la suite par Joseph Andjou qui me dira : ‘’Un jour, j’aurai besoin de toi au moment opportun’’. C’est ainsi qu’une fois, en semaine, il m’appelle et me dit : « Thierry, il y a Christelle Melèdje qui va en congé maternité et donc, nous avons besoin de toi pour les rendez-vous ». Et voilà comment, un autre jeudi de 2016, je commence ma toute première télé. Je fais donc jeudi et vendredi, ensuite je vais en congé au Maroc. Je reviens deux semaines après, et voilà que cette aventure se poursuit jusqu’aujourd’hui (Rires).

Votre intégration au sein de la Maison bleue a-t-elle été aisée ?

Moi, je n’ai vraiment pas eu de problème pour mon intégration à la RTI. Je fais donc parti de ces chanceux-là, qui entrent ici et qui se font adopter facilement. J’ai des aînés qui sont là : comme Mariam Coulibaly et Didier Bléou. Ces personnes-là m’ont ouvert les portes et m’ont fait sentir que j’étais le bienvenu et qu’ils avaient aussi besoin de moi. Et donc, la balle était dans mon camp, c’était à moi de prouver que je méritais leur confiance. A part les émissions quotidiennes qu’on me donnait, j’avais aussi des émissions spéciales comme : spécial Saint Valentin, le best off de Tempo et Paquinou etc.

Après votre intégration tout de même très réussie, quels sont aujourd’hui tes challenges ?

Mes premiers véritables challenges ont été les émissions ‘’Matin Bonheur’’ et ‘’Les Rendez-vous’’. Ça n’a pas été facile pour moi. ‘’Matin Bonheur’’ débute très tôt le matin, encore qu’il faille débattre des sujets qui viennent tout azimut. On a la santé, l’environnement etc. Ensuite, on m’envoie sur ‘’Habitat à la Une’’, qui est un autre gros challenge. Le monde de l’habitat que je ne connais pas vraiment. Un univers avec ses termes techniques et complexes. Je pense que tout ceci a été mes premiers challenges. Il y a encore et encore de belles choses à venir qu’on ne va pas dévoiler ici…

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Après seulement cinq années sur les antennes de la télé publique, voici que vous glanez déjà certains lauriers. Pouvez-vous en dire un peu plus sur ces prix que vous avez reçus ?

Nous avons l’impression de faire un métier où, nous nous disons que personne ne fait attention à nous. Alors qu’au quotidien, il y a plusieurs personnes qui voient les efforts que nous fournissons. J’ai été nominé deux fois aux African Talent Awards, et ensuite une distinction de la part de l’ISTC qui m’a remis un diplôme d’honneur pour tout ce qui a été fait, tant étant étudiant que travailleur pour l’ISTC. Et là, il y a quelques semaines que je reçois un courrier de la part de IPS COM International qui me fait comprendre que je fais partie des nominés pour le prix Africain du développement catégorie média. Donc, meilleur animateur-producteur télé radio. J’insiste sur producteur car, il est vrai que nous sommes tous animateurs, mais pas tous producteurs. Je me dis que c’est une autre nomination et qu’on va attendre voir ce que cela donnera. Je pars en France, et à mon retour, je reçois un autre courrier qui stipule que je dois envoyer mon nom à l’état civil etc. Ça a fait tilt dans ma tête, et je me suis dit que ça devenait sérieux. Le 27 mars 2019 dernier, nous sommes conviés à Grand- Bassam où je reçois le prix de meilleur animateur radio télé parmi tant d’autres. Il faut noter que ce prix prend en compte tous les
domaines d’activités. Je veux parler de la santé, la sécurité, l’environnement etc. Et pour les médias, je suis avec Fatou Fofana, Hamza Diaby pour les présentations, Mireille Akédié pour la présentation à la radio, Patricia Omou Etia pour les reportages à la télé.

Des personnes qui vous ont amené à embrasser ce métier ?

Le déclic est venu en 2004, en décembre, au cours de l’anniversaire de la mort de mon père. C’était un samedi, on devait aller à la messe, et moi, j’ai décidé de ne pas y aller. Parce que Yves Zogbo Junior devait présenter les Koras. Après les études donc, je me suis mis devant le petit écran. Ma mère a tout fait pour m’en dissuader, mais je lui ai dit que c’était un jour triste pour moi, mais, qu’il fallait que je regarde l’émission que présentait Yves Zogbo Junior. Et donc pendant 2 heures de temps, je suis resté là. Je me souviens encore qu’il était tout de noir vêtu, et qu’il a présenté l’émission sans un bout de papier. C’était génial ! Depuis lors, j’ai pris le pari de devenir comme lui.

Extrait du Life 152, Par Didier Koré

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