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Leçon de vie : Le magnifique témoignage de Copa Barry à propos de la victoire à la CAN 2015

Copa Barry 2015

Copa Barry 2015

Copa Barry a brillamment participé à l’épopée victorieuse des éléphants de Côte d’Ivoire à la CAN 2015. Le cadre qui avait le statut de remplaçant lors du tournoi a été porté en héros pour avoir inscrit le tir au but qui a donné la coupe aux éléphants de Côte d’Ivoire.

Ce 8 Février, 6 ans après le sacre, Copa Barry a livré un magnifique message sur ce périple en Guinée Équatoriale.

“J’aurais pu ne pas être présent à la CAN 2015.
Le Coach Hervé Renard l’a lui-même confirmé dans une interview.
Je me rappellerai toujours de ce soir de décembre 2014 où il m’a appelé pour me dire que par respect pour mon statut de cadre de l’équipe, il tenait à m’informer que Sylvain Gbohouo sera son N°1 à la CAN. Il ajoute : “Si tu veux tu viens, si tu viens pas je comprendrai. Mais il faut une réponse maintenant.”
Je lui ai demandé un moment de réflexion.
Le choix le plus facile aurait été de ne pas partir, non pas parce que je ne voulais pas que Gbohouo soit titularisé mais tout simplement parce que dans ses mots, j’ai compris que je n’étais pas indispensable.
J’aurais pu laisser l’orgueil prendre le dessus.

Mais au bout de quelques minutes, je l’ai rappelé pour lui signifier que je viens. Pour moi la patrie passait avant tout.
Je savais qu’en partant à la CAN, je perdrais ma place de titulaire dans mon club comme ils me l’ont signifié et qu’en sélection ma place de titulaire était perdue d’avance.

Le 08 février, jour de finale, lorsque je suis sorti à l’échauffement, ma photo est apparue sur l’écran géant du stade. Un coup j’entends “Orrrr, Hoummm”. Les Soupirs des supporters m’ont donné froid dans le dos. Même si j’essayais de garder la tête haute, j’étais atteint au plus profond de moi au point d’écourter les 25mn d’échauffement à 10mn.

Je me suis senti si impuissant que je me suis réfugié auprès du Tout-Puissant. Baisser les bras ou rester débout ? Quand on te donne mille et une raisons de douter de toi , démontre mille et une fois qu’ils ont tort.

Les 120 mn de jeu se sont écoulées. Place aux tirs au but. Tout le monde était passé et c’était à mon tour. La responsabilité était si lourde à porter. Et là j’entends scander “Copa Copa Copa”… Les Soupirs s’étaient transformés en encouragements.

Par la grâce de DIEU, le ballon atteint sa cible et c’est la délivrance pour toute une nation.
ON VENAIT DE GAGNER à 23.

Gervinho qui ne tenait plus la pression, nous a fait une course telle une gazelle; Max Gradel a célébré la victoire à genoux devant l’Omnipotent.

Cette CAN a révélé des talents et en a confirmé d’autres.
Sylvain Gbohouo a été stratosphérique.”

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