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Abobo : Le couvre-feu, pain béni pour les “microbes”

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Depuis un certain moment, ce phénomène qui a électrisé tous les quartiers d’Abidjan avait baissé en intensité. Avec l’avènement de la crise sanitaire relative à la propagation du Coronavirus, le Chef de l’Etat a été contraint d’instaurer un couvre-feu sur le territoire national depuis le 24 Mars. Décision qui a été certainement applaudie chez les Zé Pequeño d’Abidjan qui font leur retour dans certains quartiers.

À Abidjan, la zone la plus touchée est Abobo. La commune qui retrouvait son lustre depuis le “couronnement” du Ministre d’Etat Hamed Bakayoko à la Mairie souffre de ces micro-rébellions.

Une fois la nuit tombée, les populations se pressent pour regagner leurs domiciles avant 21 heures 00 minutes 00 seconde GMT. Les commerces se ferment, les véhicules garent, les rues se vident, les portails de maison se barricadent… mais pas assez pour les Zé Pequeño d’Abobo.

Ils profitent du fait du confinement des populations dans leurs domiciles pour leur rendre des visites non courtoises. Pendant la première flambée de ce phénomène, les populations se réunissaient et créaient des groupes d’auto-défense pour contrer les “microbes”. Ces derniers essuyaient bien de fois des défaites. Mais avec le couvre-feu instauré, impossible de se regrouper et de s’ériger en gardiens de cité puisque chacun est terré chez soi.

Autre situation qui motive encore plus les “microbes”, c’est que les forces de l’ordre ne sillonnent pas certains quartiers. Ils se contentent de faire des corridors sur les grandes voies et sillonner certains boulevards et carrefours. S’ils pouvaient patrouiller certains quartiers, ils s’en tireraient avec un flot de bénédictions des populations qui ne dorment presque plus entre 21h et 05h du matin.

La toile ivoirienne a été estomaquée par les images d’une extrême horreur présentant un jeune homme qui s’est fait taillader et le comble, sectionner les deux mains… Le jeune apprenti couturier qu’il est, peut mettre une croix s’il ambitionnait d’être le prochain Pathé’O. Les blessés, les vols, les biens matériels emportés, on ne les compte plus… De nombreux témoignages fusent sur internet et laissent imaginer comment le coucher du soleil est perçu sous d’autres cieux, dans la commune d’à côté.

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En attendant la réaction des forces de l’ordre et des autorités, certains internautes ont émis des idées qui pourraient bien inspirer.

Que les populations se procurent des sifflets. Lorsqu’une cour est attaquée, que toutes les autres cours à l’unisson se mettent à siffler pour faire fuir les “microbes” et signaler aux forces de l’ordre là où se trouvent ces voleurs cruels.

Que les forces de l’ordre fassent des patrouilles pédestres et en civil dans les quartiers.

Qu’il y ait une sanction à la hauteur des dégâts que commettent les “microbes” appelés “Enfants en conflits avec la loi” lorsque l’un des leurs est arrêté.

Et la dernière, que la population riposte en créant à nouveau des groupes d’auto-défense.

Agressions, pillages, braquages,… D’autres communes et quartiers sont aussi citées en cette période de couvre-feu, paradoxalement pain béni pour les individus mal intentionnés.

Nous osons croire que les autorités compétentes mettront la main dans cette affaire avant que la situation ne se détériore, pour le bien des pauvres populations déjà affaiblie par la crise sanitaire du Coronavirus. D’ailleurs, avec l’instauration du couvre-feu, c’est le moment opportun pour traquer les hors-la-loi dans leur “retranchement”, la rue la nuit tombée.

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