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[Portrait] Aboua Ahiwa, le passionné d’étude

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Artiste plasticien, Producteur de média, chef de service multimédia et production audiovisuelle , enseignant dans plusieurs grandes écoles et Universités, Aboua Ahiwa Rufin aurait pu s’arrêter là. Mais non ! Sa soif pour les études n’a pas encore été étanchée.

Cette année, Aboua s’est inscrit en Master à l’école de journalisme de l’Institut des sciences et techniques de la communication (ISTC Polytechnique). Sur les cinq écoles que comprend l’institut, Aboua Ahiwa en est à sa quatrième. Il a déjà fréquenté il y a quelques années, l’école de Publicité Marketing, l’école des Arts et Images Numériques et l’école de Production audiovisuelle. Entre ses nombreuses occupations, il étudie chaque jour sans relâche : « J’étudie 7/7 parce que je suis très ignorant. Pour le reste, j’ai toute l’éternité pour me reposer » dit-il dans un éclat de rire, empruntant les mots de Bernard Dadié.

En matière d’apprentissage, Aboua Ahiwa est un éternel insatisfait. Il se définit comme une personne extravertie, mais surtout très curieuse qui n’aspire qu’à un seul but professionnel : maîtriser tous les aspects de son domaine, la communication. Cette nouvelle corde qu’il veut rajouter à son arc est motivée par sa passion pour l’écriture. Depuis des années, Aboua Ahiwa est initiateur d’une tribune sur Facebook dénommée « la Tribune Du Yafohi ».

Sur cette page, l’homme s’exprime sur des faits de société avec beaucoup d’humour. Par ailleurs, sa fonction d’infographiste pour le compte du journal école le Communicateur, journal des étudiants de l’ISTC Polytechnique lui impose la maitrise de l’art de l’écriture journalistique. Aboua Ahiwa veut être plus professionnel, il faut donc retourner sur les bancs. Voici la journée d’Aboua Rufin. Chaque jour, le passionné d’étude quitte son domicile à 5 heures du matin pour ne rentrer qu’à 23 heures voire plus. « Parfois, je ne vois pas mes enfants pendant toute une semaine. Une fois, mon fils a même demandé à sa mère si je dormais toujours à la maison. Ça m’a choqué et depuis lors, je m’organise pour passer du temps avec ma famille ».

Marié et père de trois enfants, la vie n’a de sens pour Aboua qu’en faisant ces trois choses : prier, travailler et surtout se cultiver. Il espère transmettre à la jeune génération la passion du travail bien fait.

Sarah K.

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