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Mystère d’un soir / Mes élèves du CP2 ont voulu me tuer parce que je ne rate jamais mes cours

Businessman with head in hands

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Déceptions sentimentales, situations malencontreuses, expériences uniques, doutes sur votre vie de couple,… Partagez-nous vos histoires. Elles pourraient en inspirer bien d’autres, ou parallèlement, vous pourrez trouver la solution dans les échanges et réactions d’autres abonnés.

Nous mettons sur la table ce récit de G.F. Voici son histoire !

 

“Mes élèves du CP2 ont voulu me tuer parce que je ne rate jamais mes cours”

Je suis instituteur depuis 15 ans et j’ai connu plusieurs mutations au cours de ma carrière. Affecté d’abord au nord de la Côte d’Ivoire, j’ai ensuite été muté dans une petite ville du centre-ouest ivoirien non loin de Lakota… C’est dans cette ville que j’ai vécu une mésaventure qui m’a marqué à vie.

Ce jour-là, c’était un mardi, j’étais fatigué, sans trop comprendre pourquoi. La veille pourtant j’étais en pleine forme… Je ne comprenais pas cette fatigue soudaine, j’étais lourd et faible en même temps.

J’avais du mal à suivre mon programme alors vers 11h j’ai donné des exercices aux enfants et je me suis endormi sur mon bureau… C’était un sommeil lourd, pesant… Je suis tombé comme une masse sur mon bureau et je me suis assoupi.

Étrangement, aucun de mes collègues ne m’a fait signe. Je me suis réveillé vers 13h, tous les élèves étaient rentrés chez eux sauf mon chef de classe… Il faut dire que je tenais la classe de CP2. L’école était quasiment vide et les enseignants étaient tous descendus. J’ai dit à l’enfant :

– Pourquoi tu n’es pas parti avec les autres ?

– Je te surveille ! Dit-il dans son français bien à lui avec son visage imbibé de sueur !

– Me surveiller ??? Pourquoi ?

– Mes amis t’ont frappé pour que tu ne viennes pas à l’école aujourd’hui, mais tu es venu quand même… alors notre chef qui ne va pas l’école (un déscolarisé) a donné l’ordre qu’on te tue aujourd’hui même…

Ensuite l’enfant se met à parler son dialecte, incompréhensible pour moi.

– Parle-moi en français, lui dis-je en me levant de ma chaise. Mais j’ai toujours été gentil avec vous, pourquoi vous voulez me tuer ?

– Moi je ne suis pas dedans hein Monsieur !!! Dit l’enfant en courant et en sortant de la classe comme une flèche…

À l’époque je ne connaissais pas Dieu, j’ai donc décidé de rentrer chez moi avec la ferme conviction de mettre cette histoire au clair dès le lendemain. J’ai donc fait signe à mon directeur que je serai absent l’après-midi sans lui expliquer ce qui m’était arrivé !

Je suis donc allé monter sur ma moto, je tente de démarrer, rien ! Je fais tout, rien. J’appelle mon mécano, il arrive et me dit que le carburateur est en panne.

Je retourne donc en classe le temps que le mécano finisse de changer le carburateur en ville et revenir. Là, je ressens comme une douleur dans la poitrine, mon cœur va lâcher, ensuite une grosse mouche entre dans la classe et semble vouloir me piquer. Entre la douleur à la poitrine et la mouche, je peine à m’en sortir. Je finis par me faire piquer par la mouche. La douleur à la poitrine disparait instantanément. Le mécano de retour parvient à démarrer la moto. Je suis donc rentré chez moi. Depuis cet instant je n’ai pu entrer à nouveau dans cette salle de classe jusqu’à aujourd’hui…

LE DEBUT DU CALVAIRE

J’ai vécu deux longues années de maladies terribles. J’ai demandé à parler à cet enfant, mon chef de classe… Mais l’enfant a nié m’avoir parlé ce jour-là. J’ai tout fait avec ma femme (menaces, intimidations), il dit ne m’avoir rien dit concernant une quelconque attaque contre ma personne.

Mes collègues aussi confirment qu’ils ont eux-mêmes vidé ma classe quand 12h est arrivé ce jour-là et qu’ils m’ont réveillé en me demandant de rentrer à la maison. Je leur aurai répondu en disant que ma moto est en panne et que j’attendais mon mécano avant de rentrer. INCROYABLE !

Pourtant je m’étais endormi, je n’ai parlé à personne… J’en suis certain !

J’ai vécu cette mésaventure comme un cauchemar éveillé, cela a fait grand bruit dans la localité. J’ai demandé une réaffectation et je suis parti…

Ma vie chrétienne m’a sauvé aujourd’hui, je suis en service à Abidjan. Quand je pense à tous mes collègues qui ne connaissent pas Christ et qui sont livrés aux attaques de tout genre… Je suis encore plus triste.

Le saviez-vous, l’instituteur meurt plus vite que les autres fonctionnaires surtout ceux de l’intérieur ? Ils voulaient m’éliminer parce que j’étais trop assidu au cours !

 

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