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Mystère d’un soir / L’étrange visite nocturne qui a failli bouleverser ma vie

Businessman with head in hands

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Déceptions sentimentales, situations malencontreuses, expériences uniques, doutes sur votre vie de couple,… Partagez-nous vos histoires. Elles pourraient en inspirer bien d’autres, ou parallèlement, vous pourrez trouver la solution dans les échanges et réactions d’autres abonnés.

 

Nous mettons sur la table ce récit de G.F. Voici son histoire !

 

“L’étrange visite nocturne qui a failli bouleverser ma vie”

 

Je vais vous faire vivre un fait très étrange qui tourne autour d’une visite nocturne inattendue et désagréable.

Ce soir-là, ma femme prépara un superbe plat de riz accompagné d’une soupe tomateuse de champignons et de crevettes. Un pur délice ! Et comme à mes habitudes, quand la nourriture de ma femme m’émoustille les papilles, j’en réserve un peu pour le matin. J’adore le riz couché et j’étais persuadé que si ce plat est consommé ainsi, il sera plus exquis. Je gardai donc au frais un peu de cette bouffe pour mon petit déjeuner du jour suivant.

Il était plus de 22h. Ma femme me devança dans le lit et me laissa seul au salon. Je somnolais devant la télé quand quelqu’un frappa à la porte avec insistance. Sachez que je vis dans un quartier d’Abidjan, au sein d’une cité qui est surveillée par un service de gardiennage posté à l’entrée. J’y loue un logement d’une chambre-salon. Je n’attendais pas de visite mais je me suis dit que si on frappe à ma porte à cette heure-là, c’est que ça doit être super important. Toutefois, je ne perdis pas le réflexe de demander « qui est là ». Et j’entendis un timide « c’est moi » lancé par une voix d’enfant. C’était la voix d’une petite fille et j’ai pensé que c’était la gosse de mon voisin. J’ouvris donc la porte rapidement.

Je reçus la visite d’une petite fille claire et très bizarre dont la simple vue me donna des sueurs froides ! La gamine, qui devait avoir dans les 7 ou 8 ans, avait porté une robe noire, comme celle des gitanes. La tenue n’était pas à sa taille et traînait à terre. Je ne voyais donc pas ses pieds. Mais le plus intrigant était son visage. La petite était affreusement gaie ! Elle avait constamment un très large sourire qui ne m’empêchait pas de voir ces larges et inesthétiques chéilites angulaires (perlèches, ou « dagbês » dans le jargon ivoirien). Sa dentition n’était pas commune car elle avait plusieurs dents noires !

Effrayé par cette môme, j’eus tout de même le courage de lui demander ce qu’elle voulait. Sa réponse ne se fit pas attendre : « J’ai faim, je veux manger ! ». Je lui dis aussitôt qu’il n’y avait pas de problème et d’attendre juste une minute. Je la laissai à l’entrée, la porte mi-ouverte, et je rejoignis ma femme dans la chambre pour lui parler de ce qui se passe. Sur conseil de ma moitié, je décidai de lui remettre 500 FCFA pour qu’elle aille manger au kiosque situé à l’entrée de la cité.

Accompagné de ma femme, je revins au salon et je constatai que la fille s’est installée carrément sur un de mes sièges. Je jugeai qu’il n’était pas nécessaire d’en faire une affaire et que le plus important était de m’arranger pour qu’elle s’en aille. Ma femme voulut engager la causerie avec notre visiteuse. Elle lui demanda d’abord où elle habite, puis qui sont ses parents et ensuite pourquoi elle est dehors à cette heure-là. Et pour chaque question, c’était la même réponse : « j’ai faim, je veux manger ! »…, avec toujours ce large sourire effrayant. Je lui tendis un billet de 500 FCFA en lui disant : « prends cet argent. À l’entrée de la cité, tu verras un kiosque. Offre-toi un plat de spaghettis, manges rapidement et va à la maison, il fait nuit ».

Avec sa voix d’enfant, elle me donna aussitôt une réponse qui me fit trembler de peur : « C’est ton riz que tu as gardé pour demain matin-là que je veux manger. Y a longtemps que je n’ai pas mangé riz avec champignons et crevettes. Envoies ça vite ! ».

Je n’en revenais pas ! Comment cette fille a su que ma femme a préparé du riz accompagné d’une soupe de champignons et de crevettes ? Et surtout comment a-t-elle su que j’ai gardé un peu de ce plat pour mon petit déjeuner ? A partir de là, j’étais convaincu que cette moujingue n’était pas simple. Ma femme a préféré fuir pour aller s’enfermer dans la chambre. Quel manque de solidarité !

Je n’avais d’autre choix que d’aller chercher mon « pauvre » riz et son accompagnement. Le cœur serré, je posai les assiettes devant la fille qui se jeta dessus sans aucune forme de procès. Je n’eus même pas le temps de lui demander de se laver les mains ou de prendre une cuillère. Elle se comporta en goinfre et en moins de 5 minutes, les assiettes étaient vides. La nourriture l’avait salie de partout et il y avait même du riz dans ses cheveux. Je n’avais rien vu d’aussi dégoûtant !

Après avoir fini, la minette se leva, s’approcha de moi et me dit : « toi tu es gentil et c’est ta gentillesse qui t’emmènera loin ! ». Elle marcha ensuite vers la porte d’entrée et s’en alla. J’eus l’idée de la suivre pour voir où elle partait. Mais j’avais trop peur ! Je préférai fermer la porte, éteindre toutes les lumières et aller rejoindre ma peureuse de femme.

Deux à trois mois après ce fait mystérieux, je fis un tour au village pour aller voir ma mère à l’occasion de la fête de Pâques. Le jour de mon arrivée, dans la soirée, ma génitrice me demanda de la suivre pour saluer un certain nombre de personnes importantes. C’était une exigence pour ma mère car les gens se plaignaient du fait que quand j’arrive au village, je n’avais d’y eux que pour elle et j’ignorais les autres.

J’allais donc de maison en maison pour saluer un oncle par ci, une cousine par-là, avec ma maman comme guide. C’est ainsi que je me suis retrouvé chez une vieille femme, une de mes tantes. Après lui avoir présentée mes respects, au moment où je lui serrais la main pour prendre congé d’elle, la vieille approcha la bouche de mon oreille et prononça doucement ces mots : « Merci pour la dernière fois, y a longtemps je n’avais pas mangé un si bon plat de riz, surtout avec des champignons et crevettes en accompagnement. Je te l’ai dit, toi tu es gentil et c’est ta gentillesse qui t’emmènera loin ! ».

 

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