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Les professionnels du cinéma ivoirien exhortent à la paix et à la non violence !

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Ce 10 Novembre nous avons été conviés à un point presse organisé par les professionnels du monde du cinéma ivoirien. Acteurs, comédiens, scénaristes, techniciens, producteurs,… ils se sont réunis au Sunset Lounge à la Riviera Palmeraie pour faire entendre leur voix et concourir à la cohésion sociale en Côte d’Ivoire dans un climat de paix.

L’initiative portée par l’actrice Prisca Judith, par ailleurs fondatrice du forum Pimentons le Cinéma Ivoirien sur les réseaux sociaux, a reçu l’assentiment de ses pairs. À la table de séance, on retrouvait autour de Prisca Judith le réalisateur Koné Kobla ainsi que le producteur, réalisateur également acteur Francis Wolff.

Tous ont été unanimes sur le bien fondé d’une telle action regroupant les différents professionnels de leur domaine d’activités. Il a été noté que la crise socio-politique en Côte d’Ivoire n’arrange personne, encore moins le cinéma ivoirien. Mieux ils se sont tous engagés à être des ambassadeurs de Paix en Côte d’Ivoire à travers leur art, leurs activités et aussi les différents canaux de communication dont il dispose tels que les réseaux sociaux comme le préconise Ephraïm Oka.

Morceaux choisis des interventions 

“Je suis un agni mais un agni de Boundiali car j’ai grandi dans cette ville (au nord du pays). Évitons les barrières ethniques. Il faut qu’on soit en mesure de s’aimer entre nous. Sans la paix, on ne peut pas faire d’humour”, soutient Aka Ange, connu pour l’interprétation de Zekinan dans des films, un personnage bagarreur révélé par le journal humoristique Gbich.

“Il n’existe pas de famille en Côte d’Ivoire sans brassage ethnique. Dans ma famille, il y a des dioulas. Quand je m’attaque à un dioula, mon neveu va enregistrer. Quand je déteste un guéré, je dois me souvenir que j’ai aussi un cousin guéré. Tout le monde est conscient que la Paix ne doit pas tenir compte des aspects ethniques ou de nos positions sociales. Il faut en finir avec les préjugés et les stéréotypes en Côte d’Ivoire”, l’actrice Aka Sonia appréciée pour ses récents rôles dans la série Les Coups de La Vie.

“Dans le cinéma on fait tout, tous les corps de métier se retrouvent. Dans le cinéma, on éduque par nos films. Il faut qu’on continue de communiquer et d’éduquer la population ivoirienne et africaine à la paix, au retour des valeurs via nos films. C’est notre rôle ! Beaucoup de personnes ne sont pas allé à l’école, mais beaucoup de personnes regardent nos vidéos”, Hervé D.

Pour le réalisateur Koné Kobla, l’acteur doit être un facteur et un messager de paix dans son travail tout comme dans son quotidien. “Aujourd’hui l’idée, c’est de faire en sorte que l’homme de cinéma soit un ambassadeur de Paix. La population elle-même n’a pas de problème. Ce sont nos dirigeants politiques qui nous divisent. Les acteurs disent de ne pas suivre les hommes politiques. S’ils appellent à marcher ou à faire quoi que ce soit et que personne ne le fait, ils seront obligés de se voir et de se parler. C’est ce que nous demandons aujourd’hui. Il ne faut pas qu’on voit un acteur de cinéma ivoirien en train d’attiser le feu dans une histoire politique. Nous acteurs de cinéma, nous avons décidé de ne jamais nous mêler de violences en Côte d’Ivoire”.

“C’est un cri de coeur que nous lançons. Nous sommes des professionnels de cinéma. Nous sommes jeunes, nous avons du potentiel, nous avons du talent, nous avons des rêves, nous avons de l’ambition. Nous désirons la Paix pour notre pays afin de transformer ces rêves en réalités pour la prospérité et pour faire briller la Côte d’Ivoire”. Tel est le message de clôture donné par l’initiatrice Prisca Judith.

Au terme de ces échanges, les professionnels du cinéma en Côte d’Ivoire se sont donné rendez-vous pour d’autres échéances, cette fois, liées aux challenges relatifs au septième art.

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