A la uneSociété

Economie : La zone de libre-échange ZLECAF et l’e-commerce en Afrique

jrr

jrr

Contribuer à améliorer le niveau de vie dans les pays africains, telle est la raison fondatrice de l’Accord de libre-échange continental africain (ZLECAF). La ZLECAF est le modèle et le plan directeur de l’Afrique pour transformer le continent en une puissance commerciale mondiale pour le futur.

Mais que signifie réellement la ZLECAF pour le commerce électronique ? L’Afrique compte plus de quatorze blocs économiques avec huit communautés régionales reconnues par l’Union Africaine. Ces blocs régionaux ont tous des lois et des accords commerciaux différents, utilisant des monnaies différentes avec des niveaux de développement et des PNB différents. La priorité de ces blocs économiques est d’assurer la continuité des échanges entre leurs membres et de promouvoir les relations diplomatiques et les aspects de sécurité, entre autres.

Néanmoins, cette « recherche de sécurité » entrave la croissance économique potentielle du continent. Un parfait exemple est le cas des services de commerce électronique. Dans des circonstances normales, les entreprises de e-commerce disposent de capacités de livraison de 24 heures à 3 jours ouvrés sur les territoires nationaux où ils opèrent en fonction de leurs sites d’exploitation et de la superficie du pays donné.

Cela signifie que l’on peut s’attendre à obtenir ses marchandises dans un laps de temps relativement court à un prix beaucoup moins cher que celui trouvé dans un pays voisin et, pire encore, dans une autre communauté économique régionale.

Quelques défis : Si Jumia, la principale plateforme de commerce électronique, par exemple, opère au Kenya et qu’un client en ligne au Nigeria souhaite effectuer des transactions depuis sa plateforme, il recevra généralement son achat après une période relativement longue et avec des contraintes coûteuses ou peut-être jamais (s’il n’y a pas de liaison aérienne) que s’il était au Kenya.

Aujourd`hui il est plus facile et moins cher de faire venir à Lagos un conteneur de Anvers en Belgique que de presque n’importe où d’Afrique. Cette différence résulte des blocages économiques mis en place par les communautés économiques régionales incluant les droits de douane, les taxes, la bureaucratie etc.

Favoriser l’intégration commerciale signifie l’élimination des taxes ou du moins une harmonisation législative, des souplesses bureaucratiques et, à terme, un accompagnement gouvernemental pour faciliter les échanges commerciaux.

Ces changements apporteront beaucoup aux entreprises de E-commerce. Jumia par exemple qui ne fait que des livraisons à l’intérieur des pays dans lesquels il est implanté pourrait, après ces changements, livrer des colis de la Côte d’Ivoire au Burkina Faso, du Maroc à ses clients de la Mauritanie à moindre coûts et dans un délai court.

 

 

 

 

 

Le commerce électronique africain connaîtra de beaux jours dans les années à venir. Les start-ups africaines opérant dans le secteur du commerce électronique restent prometteuses durant les prochaines années.

 

Selon le cabinet de conseil en économie numérique TechCabal Insights, dans un rapport publié le 12 octobre 2023, le chiffre d’affaires global des plateformes de commerce électronique actives en Afrique devrait atteindre 59,18 milliards de dollars en 2027 contre 32,49 milliards seulement en 2022 et 13,58 milliards en 2018. Ces start-ups devraient tirer profit de l’essor du secteur des paiements électroniques sur le continent, de l’amélioration des infrastructures et des capacités logistiques après la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf).

Partager

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs requis sont indiqués *

9 + dix =