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Shan’L dévoile tous les contours du Tchizambengué

ShanL-Tchiza

ShanL-Tchiza

Lors de son séjour en terre d’éburnie pour un showcase, l’équipe de Life magazine a pu rencontrer la Tchiza en chef, Shan’L. Dans cette interview, elle donne d’amples détails sur son concept, « le Tchizambengue » qui a aujourd’hui dépassé 5 millions de vues sur YouTube en 3 mois devenant ainsi, l’un des tubes les plus écouté du continent.

 

Comment vous vient à l’esprit de créer un tel concept ?

C’est moi qui ai chanté le Tchizambengue, mais ce n’est pas moi qui ai inventé le mot. On me demande souvent, ça vient de quelle ethnie du Gabon ? Je réponds  non. Ça ne vient pas d’une ethnie (Rire). C’est mon cousin qui l’a créé. Il utilisait ce mot « Tchizambengue » pour me taquiner en soulignant que je n’étais pas en couple, pire j’avais pas de titulaire. Il m’embrouillait toujours avec cette histoire de « Tu es une Tchizambengue ». C’est comme ça que j’ai fait de cette expression un concept. Et ça a donné le tube sur lequel tout le monde danse en ce moment.

Comment devons-nous comprendre réellement le « tchizambengué » ?

Ce concept a plusieurs facettes, mais je n’ai utilisé qu’une seule pour ma chanson. En fait, une tchiza peu être une femme qui est courtisé par un homme célibataire. Rien n’est officiel entre eux. Une Tchiza peut aussi être une maitresse, un « second bureau » pour l’homme déjà marié. Tout compte fait la Tchiza est la femme qui est vue dehors et non dans la maison.

Pensiez-vous que le concept Tchizambengué serait autant aimé ?

Oui. Mais pas je n’imaginais pas qu’il serait joué partout en Afrique et même à l’extérieur. Je suis toutefois contente qu’il soit autant apprécié aujourd’hui.

Dans des chansons antérieures comme « Bonobo », vous parliez de choses taboues, sans toutefois tomber dans le vulgaire. Comment vous y prenez-vous ?

(Rire) j’aime ça. J’aime bien provoquer. Je parle de choses qui nous entourent mais auxquelles les gens de s’attendent pas forcément. L’inspiration me permet de donner un angle particulier à mes chansons pour ne pas divaguer.

Vous avez réalisé beaucoup de featuring avec des artistes étrangers. Notamment Créaole, Magasco, Rico. Est-ce une manière pour vous vendre sur le marché musical ?

C’est une manière d’exporter ma musique. Et j’adore le partage de culture réalisé dans les chansons. Cela me permet d’intégrer d’autres genres musicaux et de percer d’autres marchés.

 

Fabrice N’dé

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