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LIFE 170 / STORY : Nama Bouaké, sacré Meilleur Promoteur de spectacles de la Diaspora 2022

Nama Bouaké

Nama Bouaké

NAMA BOUAKE

Promoteur de spectacles

 

Nama Bouaké, un nom qui colle au show-business made in Côte d’Ivoire depuis quelques années. Qui est véritablement ce personnage qui fait bouger les lignes de la musique ivoirienne ?

Je suis Nama Bouaké, à l’état civil, Keïta Ben Mamadou Théodore, promoteur ivoirien vivant à Paris. Je suis un enfant de Bouaké. Né et a grandi à Bouaké. J’y ai fait toutes mes études primaire et secondaire. Je tutoyais déjà le milieu du showbiz à cette époque sans vraiment le pratiquer. Je voyais que le terrain était déjà très miné. Les grands frères faisaient un boulot formidable. Je me suis dit pourquoi ne pas essayer en France. Et c’est ainsi, une fois installé en France, j’ai décidé d’en faire mon métier. Mais avant, j’ai été dans l’ombre de quelques promoteurs pour mieux aiguiller mon expérience. Et une fois que j’ai senti que j’étais prêt, je me suis lancé.

Depuis combien d’années existe votre structure et quelles sont les activités que vous y menées ?

Nama Bouake Production a été officiellement créée et immatriculée en 2018 en France. Son domaine principal est le secteur d’activité des arts du spectacle vivant. Et nous avons deux représentations en Côte d’Ivoire et au Maroc respectivement dirigées par Sisko Ngowa, le vice-PCA et Fakoly Douahoude, le DG. Il faut dire aussi que c’est une branche de la holding NAMA BOUAKE GROUP qui se décline en plusieurs autres secteurs d’activité. Les activités que nous avons menées jusque-là sont essentiellement des concerts et des tournées européennes de plusieurs de nos artistes. Plus d’une vingtaine, notamment : les 25 ans de carrière de Soum Bill à Paris, les 25 ans des Garagistes à Paris, les concerts live du groupe VDA et de Yodé et Siro à Paris, le concert live de Affou Kéita, la nuit du Bazin à Paris, le FAM (Festival Art Mandingue). Pour les tournées nous avons réalisé celles des Leaders, Molière, Safarel Obiang, Atito Pkata, Maréchal Dj, DJ Léo et ses danseurs, Roma Chiyaya qui était à son tout premier « Bingué ». Pareil pour Esaie L’Original et Mister Johnny. Et, bien entendu, les tournées européennes de VDA, Yodé et Siro, Soum Bill, Garagistes.

Promoteur de spectacle incontournable, vous avez récemment réussi un gros challenge en faisant prester Yodé et Siro à Paris…Comment cela a-t-il été possible ?

(Sourire) J’avoue que ça a été un gros challenge. D’abord parce que Yodé et Siro, c’est un gros calibre. Et aussi parce que c’était la toute première date du groupe depuis la sortie de leur album HÉRITAGE. L’enjeu était de taille. Il fallait se réorganiser. J’ai donc fait appel à des frères promoteurs tels que Cheick Diaby, Gladion le Mignon et Shecky du Before. J’ai aussi reconstitué mon équipe de travail en faisant appel à cette grande du showbiz et de la communication, Miss Haudy Faveur, à qui nous avons confié la présidence du comité d’organisation et la coordination de ce concert, pour mieux nous concentrer sur les autres aspects inhérents à ce show. Et c’est la mutualisation de toutes nos forces qui a donné le résultat que vous avez vu. Je profite de vos colonnes pour leur dire un grand merci. Et remercier également les artistes Yodé et Siro pour leur confiance. C’était notre toute première collaboration.

Nama Bouaké, c’est combien de spectacles organisés par année ?

(Sourire) Sur ce coup-là, il n’y a pas de compteur, je vous assure. Nous faisons une étude du terrain pour voir les attentes des mélomanes. Et, c’est en fonction des demandes que nous calons les artistes. Si je peux avancer un chiffre, je dirai une dizaine par année.

Vous venez d’être sacré meilleur promoteur de la Diaspora avec 2 trophées à la seconde édition de ‘’Elephant Zouglou d’or’’. Quels sont les sentiments qui vous animent ?

Les sentiments qui m’animent sont des sentiments de joie, de fierté et de reconnaissance. Ces prix viennent auréoler plusieurs années de travail de toute une équipe basée à Paris, Abidjan et Casa. Et c’est à la Team Nama Bouaké Prod que je dédie en premier ces trophées. Sans son travail, son abnégation et son acharnement dans le travail, je n’aurai pas eu ces prix. Je profite pour remercier le commissariat général de Éléphants Zouglou d’or avec à sa tête, Yannick Rossi, pour ces deux prix. Le premier pour la reconnaissance du travail que nous faisons pour la culture ivoirienne dans la diaspora et le second, mon bébé (Rires) pour le trophée du meilleur promoteur de la diaspora. Ces prix m’encouragent à continuer de travailler et même à redoubler d’ardeur même si ce n’est souvent pas facile.

 

Par Didier Koré

Extrait du Life 170 disponible en kiosques et dans tous les PDV habituels

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