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Top Life 124 avec Mix Premier

COU_LIFE_#125

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De la commune de Port-Bouët où il tutoyait déjà les platines dès l’adolescence, à aujourd’hui où il fait le tour de la sous-région, et même du monde… Que de chemin parcouru ! Mix Premier (comme il se fait désormais appeler) connaît un succès inespéré avec son dernier single ‘’Mal à la tête’’, qui ne lui fait pas pour autant perdre la tête, puisqu’il est resté égal à lui-même. Pour vous, lectrices et lecteurs de Life Magazine, le ‘’ Jack Bauer’’ du coupé-décalé se livre.

Mix Premier, ‘’The voice singer’’

I have a dream, disait Martin Luther King. Comme lui, il avait aussi un rêve. « Moi, je voulais simplement être dans la musique. ». A force de travail et d’acharnement, il a réussi à réaliser et concrétiser ce rêve. Mais que de chemin parcouru pour Mix 1er ! De la commune de Port bouet Jean Foly à Cocody Palmeraie où il réside désormais, Mix a bercé tout le monde avec sa voix.

La musique dans la peau

Une voix mélodieuse qui donne ‘’Mal à la tête’’, tellement elle parle à notre âme, faisant tressaillir notre intérieur, notre émoi. Normal pour cet artiste né qui a la musique dans la peau depuis son enfance. « Dans ma famille, tout le monde chante. J’ai intégré très tôt la chorale où j’ai véritablement appris à chanter ». De la chorale aux platines, Mix 1er s’est laissé emporter par la vague de la musique dans le maquis de sa mère à Port Bouet. « A la base, je partais à l’école comme tout bon jeune homme jusqu’à ce que ma mère ouvre un maquis. Et moi, je ne m’y rendais
que les samedis puisqu’il n’y avait personne à la maison. Tous les samedis donc, il y avait un Dj qui venait faire de l’animation. J’ai aimé son style et au fur et à mesure, j’ai commencé à sympathiser avec lui. C’est ainsi que j’ai commencé à apprendre à ses côtés, voir comment est-ce qu’il faisait les branchements des appareils et autres etc. Et, c’est de là que tout est parti… » La fièvre monte en lui et il ne peut plus se passer de musique. A tel point que cela se ressent dans ses études. Sa mère monte alors au créneau. « … ma mère a décidé que je devais arrêter cela pour poursuivre mes études. », se remémore-t-il.

Get Rich or die trying

Mais le jeune homme ne l’entend pas de cette oreille. « J’ai décidé d’aller voir ailleurs, c’est-à-dire vendre mon talent dans d’autres maquis. » Une nouvelle destinée s’ouvrait et s’offrait à lui, guidée par son seul instinct de la musique. Get rich or Die Trying, disait 50 cent. Mix 1er n’a que sa voix et sa passion de la musique pour réussir. « Donc de Jean-Folly, je viens à Port-Bouêt centre, notamment au maquis ‘’Le Capitol’’ chez Olivier Koré avec Edison, paix à son âme. Lui aussi m’a donné une chance, je me suis fait une place. C’est ainsi que l’aventure s’est poursuivie ainsi de suite. A dire vrai, au départ de cette aventure, l’argent ne m’intéressait pas. Moi, je voulais simplement être dans la musique. J’ai véritablement commencé avec un salaire de 20.000 FCFA dans un maquis qu’on appelait la ‘’Cour des Grands’’, du côté de l’Abattoir, à Port-Bouêt». Des années après, l’avenir a donné raison à Dj Mix devenu aujourd’hui Mix 1er. La musique était sa destinée. Il l’a senti. Il a osé. Il l’a vécu. Il fait aujourd’hui la fierté de tous. Et sa voix marque les esprits à chaque parole qui y sort. Et si hier on le catégorisait comme un artiste coupé décalé, Mix 1er a décidé de donner un autre tournant à sa carrière. Aujourd’hui, c’est un artiste qui déploie ses ailes et sa voix visant l’international.

Mix Premier roule au super…

Qui a dit que la musique ne nourrissait pas son homme. Mix 1er vous dira certainement le contraire. Une idée de son cachet vous donnera certainement le tournis. « Ça dépend très souvent du spectacle, du pays, de la salle etc. Pour un concert, si tu me veux et que toutes ces conditions là sont réunies. Il faut voir entre la fourchette de 5 à 10 millions. Maintenant pour les show-case, on peut aller entre 2 et 3 millions. » Quoi de plus normal quand on a un talent si pur.

Les ‘’ brouteurs’’ et moi…

On l’a longtemps taxé de Dj des brouteurs. A tort ou à raison. « C’était mon milieu ! Moi, j’étais dans un maquis où mon rôle était de faire plaisir à une clientèle. Et donc, lorsque nous avons eu l’occasion de rentrer en studio, je ne faisais que chanter le nom des personnes qui étaient fréquente dans ledit maquis. Et, en le faisant, je gagnais bien ma vie avec leur ‘’travaillement’’. Par jour, je vous le confirme ; je me retrouvais avec 3 ou 4 millions FCFA. C’est en le faisant que l’on m’a collé cette étiquette de Dj des brouteurs. Et moi, cela ne me gênait pas parce que je gagnais bien ma vie. A l’époque, j’avais opéré un choix. » Un choix qui a changé aujourd’hui. « Je ne me voyais pas en train de faire des interviews avec des journalistes comme c’est le cas aujourd’hui. Car effectivement aujourd’hui, j’ai décidé d’entamer une carrière internationale. Si j’ai décidé de m’appeler Mix Premier, c’est bien parce que j’ai décidé d’être un artiste. »

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« ON SE SENT FORT QUAND ON A 4 OU 5 BELLES NANAS À SES PIEDS (…) »

Dj Mix au début et maintenant, Mix Premier, pourquoi un tel changement ?

Dj Mix parce qu’à la base, je suis disc-jockey. J’ai débuté en tant que Dj puisque j’officiais dans un maquis. Vu que je faisais des mix, et que j’étais parmi les meilleurs, j’ai donc décidé de me faire appeler Dj Mix. Aujourd’hui, je me fais appeler Mix Premier parce que j’ai décidé d’entamer une carrière internationale, même si j’avoue que je ne rejette pas ma qualité de Dj.

D’où as-tu tiré ton inspiration pour ton single ‘’Mal à la tête’’ ?

Le titre ‘’Mal à la tête’’ figurera sur mon album qui doit sortir très bientôt. C’est un morceau que j’ai pris le temps de véritablement composer.

Est-ce une histoire vécue par Mix Premier ?

Non, pas forcément ! Mais en même temps, je pense que c’est une situation que tout le monde vit. De manière générale, quand tu regardes le vécu quotidien de tous les hommes de cette génération-là, quand un d’entre eux a 4 ou 5 belles nanas, il se sent fort (Rires). Tout garçon se sent bien dans cette situation même s’il ne le dit pas. Le fait d’être comparé à l’acteur américain Jack B auer e t avoir toutes les filles à sa portée fait en sorte qu’on se sent ‘’Garçon’’ (Rires).

T’attendais-tu à un tel succès au point d’atteindre le million de vues sur internet ?

Je pourrais dire oui, mais pas jusqu’à ce point ! A dire vrai, je pense qu’avant, il n’y avait vraiment pas de sérieux dans ce qu’on faisait. Et bien avant la sortie de ce single, nous avons pris le temps de bosser tant sur la communication que sur la qualité des textes. Je me souviens encore qu’au début de ma carrière, même les clips, je n’en faisais pas. Et maintenant, j’ai véritablement décidé de me prendre en charge et de mettre du sérieux dans ce que je fais.

Peux-tu nous raconter ton parcours, de la commune de Port-Bouët, à Mix Premier aujourd’hui ?

A la base, je partais à l’école comme tout jeune homme jusqu’à ce que ma mère ouvre un maquis. Je ne m ’y rendais que les samedis puisqu’il n’y
avait personne à la maison. Tous les samedis donc, il y avait un Dj qui venait faire de l’animation. J’ai aimé son style et au fur et à mesure, j’ai commencé à sympathiser avec lui. C’est ainsi que j’ai commencé à apprendre à ses côtés, voir comment est-ce qu’il faisait les branchements des appareils et autres etc. Et, c’est de là que tout est parti et à un moment donné, cela a commencé à être plus fort que moi, au point où, le personnel du maquis de ma mère disait que je faisais plus de l’animation que le Dj en question. Par la suite, ma mère a décidé que je devais arrêter cela pour poursuivre mes études. Toute chose que je n’entendais pas de cette oreille. J’ai décidé d’ aller voir ailleurs, c’est-à-dire vendre mon talent
dans d’autres maquis. Donc de Jean-Folly, je viens à Port-Bouêt centre, notamment au maquis ‘’Le Capitol’’ chez Olivier Koré avec Edison, paix à son âme. Lui aussi m’a donné une chance, je me suis fait une place. C’est ainsi que l’aventure s’est poursuivie ainsi de suite. A dire vrai, au départ de cette aventure, l’argent ne m’intéressait pas. Moi, je voulais simplement être dans la musique. J’ai véritablement commencé avec un salaire de 20.000 FCFA dans un maquis qu’on appelait la ‘’Cour des Grands’’, du côté de l’Abattoir, à Port-Bouêt.

31 ans, 4 albums, 3 enfants… Parle-nous brièvement de tes réalisations ?

(Rires). C’est compliqué tout ça ! En ce qui concerne mes réalisations, souffrez que je ne choque personne…et c’est pourquoi je préfère me taire là dessus. Car, il s’agit de ma vie privée. Retenez que j’ai des réalisations, c’est tout !

Une idée de ton cachet ?

Ça dépend très souvent du spectacle, du pays, de la salle etc. Pour un concert, si tu me veux et que toutes ces conditions-là sont réunies. Il faut voir entre la fourchette de 5 à 10 millions. Maintenant pour les show-case, on peut aller entre 2 et 3 millions.

Comment Mix Premier juge-t-il aujourd’hui sa jeune carrière d’artiste ?

Si j’avais vite compris les rouages du show-business, je crois que les choses allaient se passer autrement. En même temps, je ne regrette rien. Car, je pense que Dieu a tracé le chemin de chacun de nous. J’ai 30 ans, je suis encore très jeune, j’ai encore des albums à composer. Et, rassurez-vous, c’est maintenant même que je veux produire des albums.

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LE ‘’GOUMINGOUMIN’’ OU LA FACE NOIRE DE L’AMOUR

L’amour, c’est beau, mais ça peut aussi faire très mal. Mix en a vécu l’amère expérience. « J’ai reçu ‘’un vrai goumin’’ (chagrin d’amour). J’avoue jusqu’aujourd’hui, je ne suis pas près de l’oublier. Je vais même en parler à mes enfants (Rire). Je suis tombé amoureux d’une fille je me souviens encore, mais cette dernière m’a fait vivre la misère. Quand elle rentre de ses balades, elle me demande : « et ton argent ? ». Et moi, je sors tout l’argent pour lui remettre. Souvent, dans nos disputes, j’ai souvent raison, mais c’est moi-même qui lui demande pardon, de peur qu’elle me laisse. Et cela a duré plusieurs années. A dire vrai, je me suis vite casé. Car pour moi, j’ai connu quelqu’un que j’aimais, alors il fallait qu’on se mette tout de suite en couple. La première année était super bien, la seconde année tout s’est gâté. La troisième année alors on n’en
parle pas ! Toute chose ayant une fin, je suis parti. ». Comme Mix, chacun a vécu, vit ou vivra son chagrin d’amour. Un passage obligé qui forge, brise et nous donne une autre perception (bonne ou mauvaise de l’amour). Quant à Mix, il a visiblement tourné la page.

Par Yannick Effoumy / Morrisson Kassi

In Life 124 (Janvier 2017)

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