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[LIFE 144] C’est mon histoire… Avec Tchonté Mireille Silué

Tchonté (Copier)

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TCHONTÉ MIREILLE SILUÉ

FONDATRICE DU CENTRE EULIS

Si jeune et déjà très altruiste ! En tout cas, cette force de caractère de Tchonté Silué ne manque pas d’épater plus d’un, à la vue des actions en faveur de l’éducation des jeunes qu’elle mène au sein du modeste Centre Eulis. Entrevue.

“J’ai décidé d’utiliser mon salaire pour investir dans une entreprise sociale”

Tchonté Silué, un nom qui rime désormais avec encadrement des jeunes à travers la lecture. Racontez-nous toute l’histoire…

Le centre a été créé en Avril 2017. Pendant mon programme de Master en Entrepreneuriat social, j’ai eu l’occasion de travailler en groupe avec mes amis de classe, sur la thématique de l’éducation. Nous devions déterminer des problèmes et proposer des solutions. Je me suis dit que notre système éducatif serait meilleur si on amenait les étudiants à de nouvelles choses pour améliorer leurs communautés. Je pensais au moyen d’avoir un système éducatif plus interactif et inclusif qui susciterait l’amour de la connaissance chez les élèves. J’ai commencé à enseigner dans mon ancienne université après mon Master et j’ai décidé d’utiliser mon salaire pour investir dans une entreprise sociale. J’avais lu « Père riche père pauvre » de Robert Kiyosaki, ouvrage dans lequel il raconte qu’à 9 ans il a mis en place une sorte de mini-bibliothèque où ses amis pouvaient lire des bandes dessinées en échange d’une modique somme. J’ai donc décidé d’allier mon amour pour les livres et mon envie d’avoir une meilleure éducation en Côte d’Ivoire pour créer le centre Eulis.

Votre blog, Leschroniquesdetchonte.com, met-il seulement en évidence les auteurs africains ?

Sur le blog, je parle aussi bien d’auteurs africains que de certains qui ne le sont pas. Mais, je mets plus l’accent sur les auteurs africains parce que je pense qu’on a beaucoup moins d’informations sur leur travail. Sur les réseaux sociaux, je parle de tous les livres que je lis, mais sur le blog, j’ai une préférence.

Quelles sont vos valeurs ? Vos modèles dans la vie ?

Je crois en l’amour du prochain. Toutes les religions le prônent et peu importe notre niveau intellectuel, nos richesses etc. Je pense que nous devons tous vivre de sorte à apporter du positif dans la vie des autres. Je crois également en la tolérance et au respect de l’autre dans sa différence. Nous n’avons pas tous les mêmes cultures, éducation et modes de pensée, mais c’est la diversité qui nous enrichit. En termes de modèles, disons que j’admire différentes personnes pour différentes raisons, mais je suis surtout fan de ceux qui travaillent avec abnégation, sont authentiques, et travaillent pour contribuer au bien-être de leurs communautés.

Aujourd’hui, sous les feux des projecteurs, bénéficiez-vous d’une quelconque subvention de la mairie ou des autorités de ce pays ?

Non, pas encore mais, je n’ai pas fait de demande non plus. Il est probable qu’on organise une visite avec la mairie mais le prix Impact Social reçu aux Adicom Awards, les lauréats des différents prix ont toutefois été reçus par le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Poste.

Que doit-on retenir de vous, de votre personnalité, d’une manière générale ?

J’aime bien les termes qu’un ami a utilisés récemment pour me décrire. On pourrait retenir que je suis une bouquineuse ; une ‘‘bouffeuse’’, une amoureuse des voyages, des rencontres avec les autres et de la découverte de nouvelles choses. Et je crois que tout ce que nous savons et possédons n’est utile que si cela a un impact positif sur les personnes autour de nous.

Life Society / C’est Mon Histoire

Par Didier Koré

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