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Sery Bailly: Qui était-il ?

sery bailly

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Sery Bailly ! On parlera de cet homme désormais au passé. Ce grand homme de lettres et de politique vient de nous quitter ce dimanche 2 Décembre.

L’homme se remettait tout doucement d’un Accident Cardio-Vasculaire (AVC). Il était très actif dans l’organisation des obsèques d’Abou Drahamane Sangaré, inhumé, le 1er décembre. C’est d’ailleurs qu’à lui que devait revenir la lecture de l’hommage de Laurent Gbagbo à Sangaré. Hélas, le Pr Sert Bailly malade n’a pu prendre part à la cérémonie de l’ultime voyage de son compagnon de lutte au sein du Front populaire ivoirien (Fpi).

Qui est l’homme?

Zacharie Séry Bailly , ou Séry Bailly , est un universitaire, écrivain et homme d’histoire ivoirien , né à Abidjan , en Côte d’Ivoire, le 13 mars 1948. Président de la Fondation Harris Memel-Fotê-Jean Jaurès à Abidjan, il est également vice-président de l’Académie des sciences, des arts, des cultures et de la diaspora africaine (ASCAD).

 

Biographie

Né à Abidjan le 13 mars 1948, Sery Bailly, après des études secondaires et supérieures, commence une carrière universitaire. Il est entré à Abidjan-Cocody où il enseigne l’anglais. Il est devenu doyen de la faculté des langues et des civilisations de l’ université de Cocody.

Depuis 1993, il est membre du Front populaire ivoirien (FPI) et a rejoint le gouvernement le 4 janvier 2000 en tant que ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Il a été élu le 10 décembre 2000 en tant que représentant de la circonscription de Daloa sous la bannière du FPI.

Il sera reconduit dans ses fonctions de ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et conservera le même poste dans les gouvernements successifs avant d’être nommé Ministre de la Communication le 5 août 2002. Zacharie Séry Bailly quitte le gouvernement le 13 mars 2003 en cédant la présidence à Guillaume Soro.

Il est une figure de la gauche ivoirienne et a été révélé au public ivoirien par ses activités de chroniqueur. Ses “Chroniques de notre temps”, publiées chaque mercredi dans la dernière couverture de l’hebdomadaire ivoirien “Notre Temps” (1991-1994), contribuent à la construction de son image d’intellectuel. Il dépeint les plaies de la société ivoirienne avec un style d’écriture trop poétique que sarcastique.

Il est l’auteur de deux essais: Hommage à Tiagouri Tapé “Vraiment” et Deux guerres de transition: Guerres américaine et Guerre ivoirienne. Il a également publié de nombreuses publications scientifiques dans le domaine de l’art et de la civilisation.
Le grand public découvre Séry Bailly au début des années 90 mais était déjà connu dans les années 70 comme appartenant aux cercles de manifestants qui devraient générer la gauche ivoirienne.

En 1971, alors qu’il était étudiant, il a été arrêté à la suite d’une manifestation sur le campus et emmené de force au service militaire. Déporté de mars 1971 à janvier 1973 à Séguéla – à plus de 500 km d’Abidjan -, il sera accompagné de Laurent Gbagbo . Libéré, il reprend ses études et termine une thèse de doctorat au département d’anglais.

Sery Bailly intègre l’Université nationale de Côte d’Ivoire, en qualité d’assistante. Après avoir gravi les échelons de la fonction, il a été nommé doyen de la faculté des langues et des civilisations de l’Université de Cocody jusqu’en 2001.

Bailly est un membre influent de SYNARES, l’un des principaux syndicats d’enseignants où il défend les intérêts de son entreprise.

En tant qu’homme politique, Sery Bailly a la réputation d’être un homme de vues modérées. Cette attitude suscite la colère de certains patriotes ivoiriens face au déclenchement de la crise politique et militaire en Côte d’Ivoire le 19 septembre 2002. Le ministre de la Communication de l’époque, Bailly, efface les récriminations de son parti politique. Face à la machine effrayante opposants au discours officiel, un segment de la population estime insuffisant ses actions à la tête du ministère des Communications.

Artistiquement, Sery Bailly se montre très critique à l’égard du Zouglou, il considère “la musique de la faible estime de soi”.

Source: Fraternité Matin

 

 

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