Serie A : Jérémie Boga renaît à Turin, la Juve comme nouveau départ

Le football a parfois ce pouvoir-là : te faire tomber, puis te relever là où tu ne l’attendais plus. Pour Jérémie Boga, l’histoire prend un virage fort en ce début d’année. L’international ivoirien a quitté Nice pour rebondir à la Juventus, sous la forme d’un prêt avec option d’achat. Et à l’entendre, ce transfert n’a rien d’anodin. Il parle même de salut.

Un retour en Serie A qui change tout

Passé par Sassuolo et l’Atalanta, Boga connaît la Serie A. Mais enfiler le maillot de la Juventus, ça ne se raconte pas comme un simple transfert. C’est une autre dimension, un autre statut.

Dans une interview accordée à DAZN, l’ailier ivoirien n’a pas caché son émotion au moment de signer.

« Beaucoup d’émotions. Je n’ai pas réalisé tout de suite. C’est seulement en signant que je me suis dit : oui, j’y suis. Je remercie chaque matin d’être ici, après ce qui s’est passé à Nice. »

Lucide, posé, Boga explique avoir gardé la nouvelle pour lui jusqu’à la signature officielle. Puis il a appelé son père, venu le rejoindre avec sa femme. Un moment fort, en famille, loin du bruit.

« Il m’a dit : maintenant tu es là, tu dois rester et montrer ce dont tu es capable. »

Deux mois dans l’ombre

Avant Turin, il y a eu une période beaucoup plus sombre. Écarté du groupe à Nice, touché par une agression dont il ne souhaite pas dévoiler les détails, Boga a traversé deux mois compliqués.

« Je ne peux pas entrer dans les détails, mais j’ai passé deux mois à la maison avec mon préparateur et ma femme. Les deux premières semaines, j’ai perdu quelques kilos car je ne mangeais pas beaucoup. Ma famille avait peur. »

Des mots forts. On comprend que le terrain lui a manqué, que le vestiaire lui a manqué. Et que cette signature à la Juve a tout changé.

« Oui, la Juventus m’a sauvé, c’était comme une bénédiction. J’étais écarté du groupe depuis deux mois et maintenant je suis à la Juventus. C’est un rêve. »

Déjà décisif, déjà dans le bain

Malgré deux mois sans compétition, Boga n’a pas mis longtemps à retrouver le rythme. Officiellement prêté le 1er février, il est entré en jeu quelques jours plus tard en Coupe d’Italie, puis en Serie A. Face à la Lazio, il a même délivré une passe décisive.

Sur le terrain, on a revu ses prises de balle tranchantes, ses accélérations, sa capacité à éliminer dans les petits espaces. Ce Boga-là, on le connaît bien en Côte d’Ivoire : quand il est libéré, il fait des différences.

Une option à aller chercher

Désormais, l’objectif est clair. Convaincre la Juventus de lever l’option d’achat. S’installer durablement à Turin. Retrouver de la continuité.

Pour nous, Ivoiriens, c’est une bonne nouvelle de voir l’un des nôtres rebondir à ce niveau. Boga a connu le creux, il retrouve la lumière. À lui de transformer ce prêt en vraie renaissance. Sur le terrain, ça se jouera. Comme toujours.