Reynald Pedros : « travailler comme si la CAN était maintenue »

La victoire est là, le tableau d’affichage affiche 2-1 pour la Côte d’Ivoire face au Bénin en match de préparation. Sur le papier, mission accomplie. Mais dans les coulisses, le sélectionneur n’a pas laissé place à l’autosatisfaction. En conférence de presse, Reynald Pedros n’a pas tourné autour du pot. Le score lui convient, pas le contenu. Et dans son analyse, le ton était clair : ce groupe peut faire beaucoup mieux.

Une victoire qui ne masque pas les lacunes

Pour le technicien français, le seul vrai point positif reste le résultat. Deux buts inscrits, une victoire validée. Mais dans le jeu, il a vu trop de choses qui ne passent pas à ce niveau. Selon lui, son équipe n’est pas prête pour un match de haut standing, ni mentalement, ni tactiquement.

Tout le travail effectué durant la semaine, notamment sur l’organisation défensive et les ajustements tactiques, n’a pas été respecté comme prévu. Les Éléphantes se sont parfois mises en difficulté toutes seules, perdant en confiance et s’exposant inutilement. Marquer deux fois, c’est encourageant. Mais le contenu global, lui, ne répond pas aux exigences du staff.

Des comportements qui inquiètent

Le point qui dérange le plus le sélectionneur, ce sont les attitudes. Il a pointé du doigt des manques, autant sur le plan individuel que collectif. À l’entraînement, il avait vu des joueuses impliquées, concentrées, déterminées. Sur le terrain, certaines n’ont pas affiché le même visage.

Pour lui, ce décalage est problématique. Il va falloir remettre les choses à l’endroit, recadrer, retravailler, repartir sur des bases plus solides. Le message est passé : le maillot impose un niveau d’exigence constant, peu importe l’adversaire en face.

Cap sur le Kenya et Ébimpé

Prochaine étape, le 4 mars à 19h GMT face au Kenya. Un test jugé plus relevé. Cette fois, la rencontre se jouera au stade d’Ébimpé, un cadre différent, avec l’espoir d’un public encore plus présent pour pousser les Éléphantes.

Le sélectionneur l’a rappelé : le soutien des supporters compte. Jouer devant des tribunes vivantes, ça change tout. Le groupe veut montrer un autre visage, plus cohérent, plus solide, plus abouti. La victoire contre le Bénin lance la dynamique, mais désormais, c’est la manière qui est attendue. Gagner, oui. Convaincre, surtout.

Se préparer malgré les rumeurs autour de la CAN féminine

Autour de la CAN féminine 2026, ça murmure, ça spécule, ça s’emballe, Reynald Pedros a calmé le jeu. Pour lui, tant qu’aucune décision officielle n’est annoncée, le groupe continue d’avancer comme prévu. La date du 17 mars au Maroc reste celle inscrite dans le calendrier, et la préparation suit son cours.

Le staff s’appuie sur la fenêtre FIFA en cours, avec des matchs programmés jusqu’au 7 mars. Si la CAN est maintenue, ces rencontres serviront de vraie montée en régime. Si jamais le scénario change, elles resteront utiles pour faire progresser le collectif. Prochain rendez-vous : le 4 mars face au Kenya au stade d’Ébimpé.