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REDA FAWAZ DÉVOILE TOUT SUR SON INDUSTRIE DE PARFUM

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L’industrie de la beauté est aussi une affaire d’hommes. Reda Fawaz l’a compris. De la décoration au stylisme, en passant par la coiffure, au maquillage et le weeding planning, Reda Fawaz a plusieurs cordes à son arc. Depuis 2015, il est compté parmi les meilleurs parfumeurs de la Côte d’Ivoire. Il a, à son actif, trois senteurs qu’il a mis sur le marché en collaboration avec une grande marque de cosmétique. C’est une manière pour lui d’industrialiser sa marque et de donner du poids à l’économie de la de la beauté ivoirienne.

Comment vous est venu à l’esprit de créer des parfums qui portent votre nom ?

J’ai compris que faire que de la couture n’a pas un grand impact sur l’économie du pays. Quand on est une marque, on doit penser à la déclinaison de sa marque. C’est-à-dire s’industrialiser en mettant sur le marché des produits portant son nom. C’est une manière de faire pérenniser ma marque et de donner du poids à l’économie de mon pays. Quand je me transforme en industrie, c’est sûr que mon pays va en bénéficier pleinement. J’offre du travail en embauchant une main d’œuvre. Le marketing, la commercialisation et tout ce qu’il y a autours font entrer de l’argent dans mes poches mais aussi dans les caisses de l’Etat ivoirien. Ainsi, je participe au développement économique du pays.

La beauté est une véritable industrie. Elle emploie autant de personne que l’Etat ivoirien. Les petits couturiers dans les quartiers, les maquilleuses, les esthéticiennes, etc, tout ce monde-là constitue le noyau de la beauté. Beaucoup d’argent entre dans leur caisse. Par exemple les 70% de l’économie de la France sont basés sur l’industrie de la mode. Pourquoi la Côte d’Ivoire ne pourrait-elle pas faire de même ?

Pourquoi avoir choisi la parfumerie pour industrialiser votre marque ?

J’ai choisi la parfumerie parce que cela reste proche de l’image de la maison Reda Fawaz. Je suis dans le stylisme, et donc associer du parfum à ce que je fais, ça ne peut que marcher. Toutes les grandes maisons de couture comme Dior, Yves Saint Laurent ont des parfums. D’ici 10 ans, on aura une panoplie de parfums portant ma marque.

Comment tout a commencé pour « Class by Reda Fawaz » votre premier parfum ?

Class By Reda Fawaz est une édition de créateur sortie en 2015. C’est une fragrance de 40ml accessible à tous. D’où le prix qui est à 1800. On a pris deux ans et demi pour l’élaborer. Économiquement, cela avait un grand impact sur les ventes car les consommateurs se sont rapidement familiarisés avec ce parfum.

J’ai travaillé avec la nouvelle parfumerie Gandour pour la sortie de ce produit par ce que c’est un groupe qui est implanté en Côte d’Ivoire et qui connait bien les attentes des consommateurs du pays. C’est aussi une manière pour moi de montrer qu’on est capable de tout faire en Afrique. L’argent travaille et reste ici. J’ai envie que les gens consomment plus les produits made in Côte d’Ivoire.

Combien la vente de ces parfums vous a-t-elle rapporté ?

Le chiffre d’affaire est personnel. Je préfère ne pas le divulguer. Je peux juste dire qu’il a rapporté quelques centaines de millions de Francs Cfa.

Parlez-nous de vos nouveaux parfums « Love flowers » et « the man ».

Ce sont des parfums qui ont été travaillés pendant trois ans. Ils sont parus en fin 2017 et sont dans le haut de gamme. « Love flowers » et « the Man » sont sorti selon ma perception personnelle et professionnelle. Ils respectent ce que je crée comme vêtement : le chic.

Les prix sont aussi abordables si on les prend dans la balance des parfums de créateur. Ce sont des parfums pas trop chers, mais dignes d’une très haute gamme. A leur sortie, ils coutaient 13.000 et plus tard les prix sont passés à 8000fr en vue d’une plus grande accessibilité. Ce qui joue beaucoup sur les prix, c’est l’exportation. Ils sont vendu un peux plus chère à l’extérieur en raison des taxe d’exportation.

Justement, quels sont les pays où vous exportez vos parfums ?

J’exporte dans toute l’Afrique de l’ouest. J’ai des commandes au niveau international, notamment au Canada, en France. Si je réussis effectivement à répondre aux demandes de ces marchés internationaux, ça sera une grande fierté. Comprenez quelque chose. Autant que les africains sont fiers de porter du Chanel ou du Dior, autant que les européens seront fiers de porter du Reda Fawaz, une marque ivoirienne.

Comment les consommateurs ont-ils accueilli vos parfums ?

Les ivoiriens avaient l’habitude de se focaliser sur les produits importés. C’était une chance que je leur offrais en leur permettant de porter un parfum de créateur. Ils ont bien apprécié. Ils se retrouvaient avec un parfum pensé selon les normes internationales, en étude avec les grands parfumeurs mondiaux. Un travail de fond sur la population a été effectué avant de produire les parfums. On a compris qu’en Afrique, les consommateurs aiment les parfums corsés, même les femmes. Pour le premier, on a fusionné 22 senteurs dont onze senteurs masculines et onze senteurs féminines.

Fabrice N’dé

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