Mondial 2026 : et si la Côte d’Ivoire frappait un grand coup ?

Championne d’Afrique en titre, la Côte d’Ivoire avance vers la Coupe du monde 2026 avec des certitudes… et quelques frustrations encore fraîches. Éliminés en quarts de finale de la dernière CAN au Maroc par l’Égypte (3-2), les Éléphants n’ont pas sombré. Au contraire. Malgré la sortie prématurée, le groupe d’Emerse Faé a laissé l’image d’une sélection solide, structurée et surtout armée pour voir plus loin que l’Afrique.

Une base déjà très solide

À quatre mois du rendez-vous mondial, l’ossature est là. Dans les buts, Yahia Fofana s’est imposé avec autorité. Devant lui, un axe défensif composé d’Odilon Kossounou, Evan Ndicka et Guéla Doué offre des garanties au très haut niveau. Au milieu, le capitaine Franck Kessié reste le patron, épaulé par Ibrahim Sangaré et la révélation Christ Inao Oulaï. La question Seko Fofana reste ouverte, conditionnée à sa relance en club.

Devant, la Côte d’Ivoire peut faire très mal. Les ailes avec Amad Diallo et Yan Diomandé apportent vitesse et déséquilibre, tandis qu’Evann Guessand s’affirme match après match. Wilfried Zaha, selon son état de forme et les choix du sélectionneur, reste une option crédible.

Une attaque à ajuster

Au Maroc, Faé a dû composer sans son avant-centre numéro un. Sébastien Haller, forfait de dernière minute, n’a toujours pas retrouvé son efficacité en club. Dans le même temps, Nicolas Pépé a été écarté après une sortie médiatique jugée déplacée. L’ailier a récemment dénoncé le manque de soutien de sa fédération face aux attaques subies sur les réseaux sociaux, un dossier sensible qui pourrait encore peser sur son avenir en sélection.

Résultat : le secteur offensif reste ouvert, et c’est peut-être là que se jouera le vrai tournant du projet ivoirien.

Deux profils qui montent fort

Deux noms reviennent avec insistance. Simon Adingra, désormais bien installé en Ligue 1, apporte percussion et profondeur. Déjà capé à plusieurs reprises, il devrait logiquement retrouver le groupe. Mais le vrai dossier brûlant s’appelle Martial Godo.

Auteur d’une montée en puissance impressionnante avec Strasbourg, l’ailier de 22 ans empile les buts et attire les regards. Ancien international U20 anglais, désormais engagé avec les Espoirs ivoiriens, il n’a pas encore connu la sélection A. Mais son profil tranche. Vitesse, efficacité, personnalité. Né à Londres de parents franco-ivoiriens, Godo n’a jamais caché son attachement à la Côte d’Ivoire et son rêve de disputer la Coupe du monde.

Un groupe mondial relevé

Sur la route de la phase finale, les Éléphants savent à quoi s’attendre. Le groupe s’annonce corsé avec l’Équateur et l’Allemagne, avant un troisième match face au Curaçao. Un tirage exigeant, mais loin d’être insurmontable pour une équipe ivoirienne désormais habituée aux grands rendez-vous.

Un coup à jouer

La Côte d’Ivoire n’arrivera pas en outsider timide. Avec un noyau dur expérimenté, une nouvelle génération affamée et des renforts potentiels capables de changer le visage de l’attaque, les Éléphants peuvent nourrir de vraies ambitions. À condition de faire les bons choix, au bon moment. La Coupe du monde 2026 pourrait bien être plus qu’un simple objectif. Un vrai coup est peut-être en préparation.