A la uneLife style

LOVE COACH / “Je suis amoureux d’une géreuse de bizi”

LC5

LC5

Déceptions sentimentales, situations malencontreuses, expériences uniques, doutes sur votre vie de couple,… Partagez-nous vos histoires. Elles pourraient en inspirer bien d’autres, ou parallèlement, vous pourrez trouver la solution dans les échanges et réactions d’autres abonnés.

Nous mettons sur la table cette préoccupation de Clotaire K. Voici son histoire !

“JE SUIS AMOUREUX D’UNE GÉREUSE DE BIZI*”

(*) prostituée

“Jeune homme célibataire d’une trentaine d’années, je suis commerçant, gérant d’une quincaillerie à Cocody Dokui. Oui Cocody Dokui, je ne discute pas avec quelqu’un. Mon travail bouffe mon temps toute la journée et toute la semaine, même les dimanches je suis au boulot. Je bosse pour un nigérian très exigeant. Je fais mes économies le temps de me trouver dans deux ans maximum un meilleur job en faisant valoir mon BTS acquis il y a quelques années. Je suis tellement à fond dans mon boulot que je n’ai même pas de temps pour mon cœur, même pas de place pour l’amour, je n’ai pas de petite amie.

J’ai des petites, mais rien de concret. Elles veulent me faire tourner avant de me donner, que je les drague, que je sois disposé pour elle et tout. Moi, je n’ai pas le temps de Romeo et Juliette. C’est pour cela que j’ai tout de suite sauté de joie quand le frère de mon boss, un jeune ibo qui aime le show et les plaisirs mondains, m’a vanté les avantages d’une application de rencontres pour du sexe payant dans Abidjan là. Gaou que j’étais, j’allais mettre fin à la masturbation un tant soit peu. Pour un prix abordable, elles se mettent à tes petits soins, parfois à deux. Je vous épargne les détails. En tout cas, rien à avoir avec les tchoin d’Adjamé Bracodi. Beaucoup d’hommes qui me liront vont me comprendre.

J’ai bourlingué avec ça. Ah oui, je me suis fait plaisir chaque dimanche après-midi, le seul jour où je descends tôt du boulot. Cela comblait un peu le vide que j’avais. Je partais retrouver une go disponible pour ça soit à Koumassi, à Yopougon ou même à Angré. Des claires, des noires, des métisses, des apoutchous, des skinnys, il y en a de toutes les formes et couleurs. Vous pouvez tomber sur des filles qui n’ont rien à avoir avec la belle description sur l’application. Tomber sur une belle pioche dessus, c’est un peu comme Loto.

C’est dans mes va-et-vient en pagaille que je suis tombé sur une, Adé. Adé avait tout pour plaire, rien en excès, juste ce qu’il faut là où il faut. Elle était sympathique et très douce (dans tous les sens du terme), contrairement à d’autres poufiasses qu’on croise. Je ne partais plus chez une autre si ce n’est Adé. J’avais pris le soin de lui demander son numéro personnel. Nous échangions quotidiennement. Elle prend de mes nouvelles quand elle n’est pas occupée… à travailler… Moi qui n’avait jamais le temps-là… Ouais l’amour tu ne donnes pas nom… Il m’arrivait de partir la voir sans rien faire. Juste papoter une heure de temps avec Adé. Et avec le temps, j’ai senti qu’elle aussi commençait à avoir vraiment des sentiments pour moi.

C’était une fille bien qui par la force des choses a dû se livrer à cette pratique pour subsister et s’occuper d’elle. Son histoire m’a ému et m’a rendu accroc à elle. C’est une femme battante, une vraie. Croyez-moi ou pas ! Son objectif est d’épargner au maximum et espérer tomber sur un prince charmant qui ne saurait rien de son passé trouble de géreuse de bizi et qui pourra s’occuper d’elle. Je n’avais pas le profil parfait-parfait. Malgré mes bonnes intentions je n’étais pas nanti et j’en savais un peu trop sur Adé.

Je suis amoureux d’elle, elle aussi, je pense. Je souhaite qu’elle arrête de se salir et qu’elle vienne vivre avec moi. Pour elle, je prendrai un studio, quelque part au Dokui et on vivrait de nos petites économies, Dieu faisant grâce. Mais Adé est encore réticente. Elle juge ma situation encore trop fragile pour arrêter ce qui lui permet de se prendre en charge seule. Voici le sujet de nos conversations depuis bientôt un mois.

Notre histoire est-elle possible ? Dois-je abandonner ? Si j’ai pu faire de la place pour Adé dans mon cœur, je peux donc me trouver une autre petite amie ? Mais est-ce que je peux trouver une comme Adé ? Aidez-moi par vos conseils.”

Rejoignez notre communauté d’abonnés sur notre page Facebook pour vos avis et échanger sur le sujet.

 

Partager

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs requis sont indiqués *

neuf + douze =

SNEDAI