La CAN tous les quatre ans : Idriss Diallo valide une réforme qui change la donne

Le débat agite le football africain depuis l’annonce de la CAF, et en Côte d’Ivoire, la position est désormais claire. Le passage de la Coupe d’Afrique des Nations à un rythme de quatre ans trouve un soutien de poids du côté d’Abidjan. Pour Idriss Diallo, président de la Fédération ivoirienne de football, la réforme proposée par Patrice Motsepe va dans le sens de la logique et de l’intérêt du football africain.
Une position claire du patron du foot ivoirien
Idriss Diallo ne tourne pas autour du pot. Pour lui, le changement de calendrier de la CAN n’a rien d’un caprice institutionnel. C’est une décision mûrement réfléchie, dictée par les réalités du football moderne. Le président de la FIF estime que jouer la CAN tous les deux ans complique inutilement la gestion des internationaux africains, coincés entre les exigences de leurs clubs et celles des sélections.
Dans son analyse, le dirigeant ivoirien rappelle que partout ailleurs, les grandes compétitions continentales se disputent tous les quatre ans. L’Afrique, en plus, doit composer avec des contraintes climatiques fortes, qui ont souvent obligé à décaler les dates, comme ce fut le cas récemment en Côte d’Ivoire ou au Maroc.
La question centrale de la libération des joueurs
Au cœur de la réflexion d’Idriss Diallo, il y a un point non négociable : les joueurs. Pour le président de la FIF, le véritable rapport de force se situe entre les sélections et les clubs, qui restent les employeurs des internationaux. Tant que la CAN ne s’inscrit pas pleinement dans les fenêtres FIFA, les meilleures stars africaines seront toujours au centre de tensions.
Aligner le calendrier africain sur le calendrier international permettrait, selon lui, de sécuriser la présence des cadres de l’équipe nationale ivoirienne, sans batailles juridiques ni bras de fer avec les clubs européens. Une évolution qui profiterait directement aux sélections et au niveau global de la compétition.
Une Ligue des nations africaine pour combler le vide
Autre point fort soutenu par Idriss Diallo : la création d’une Ligue des nations africaine à partir de 2029. Cette nouvelle compétition viendrait remplir l’espace laissé entre deux CAN espacées de quatre ans. Pensée d’abord à l’échelle zonale avant de devenir continentale, elle se jouerait sur les dates FIFA.
Pour le président de la FIF, cette Ligue des nations aurait plusieurs vertus. Elle maintiendrait une dynamique compétitive régulière, élèverait le niveau général, renforcerait l’attractivité commerciale du football africain et garantirait la présence des meilleurs joueurs, sans sacrifier une génération.
Une réforme qui divise, mais assumée à Abidjan
Si la décision de la CAF ne fait pas l’unanimité sur le continent, en Côte d’Ivoire, le message est assumé. Idriss Diallo voit dans cette réforme une opportunité de moderniser le football africain, de mieux protéger ses talents et de donner plus de lisibilité au calendrier international.
Dans un contexte où les Éléphants veulent rester compétitifs sur la durée et s’appuyer sur leurs meilleurs éléments, cette vision s’inscrit dans une logique de performance et de stabilité. Le débat reste ouvert, mais du côté de la FIF, le cap est déjà tracé.














