Côte d’Ivoire : Emerse Faé » pas peur de partir »

La Côte d’Ivoire ne conservera pas sa couronne continentale. Battus par l’Égypte (3-2) en quarts de finale de la CAN 2025 à Agadir, les Éléphants sortent par la grande porte, au terme d’un match intense et accroché face à un géant du continent. Forcément, l’élimination relance le débat autour de l’avenir d’Emerse Faé, notre sélectionneur national, artisan du sacre historique de 2024 à domicile.
Une élimination douloureuse mais face à un monument africain
Tomber contre l’Égypte, septuple championne d’Afrique, n’a rien d’infamant. Les Éléphants ont livré un combat généreux, parfois dominateur, mais ont payé cher certaines séquences mal négociées. Le score final (3-2) reflète un match ouvert, tendu, où l’expérience égyptienne a fait la différence dans les moments clés.
Pour Emerse Faé, cette sortie prématurée met fin au rêve d’un doublé continental, mais elle ne gomme pas le travail accompli depuis sa prise de fonction. La qualification déjà acquise pour la Coupe du monde 2026 reste un point fort de son bilan récent.
Emerse Faé cash sur son avenir à la tête des Éléphants
En conférence de presse, Emerse Faé n’a pas fui les questions sur un éventuel limogeage. Fidèle à son franc-parler, il a répondu sans détour, avec un calme assumé, malgré la déception encore palpable.
“Est-ce que je ressemble à quelqu’un qui a peur qu’on le remplace ? Si je dois perdre ma place, je la perdrai. Je ne vais pas me suicider, ne vous inquiétez pas. Je continuerai à me battre et puis on cherchera un nouveau projet.”
Le message est clair : Faé sait comment fonctionne le football de haut niveau et accepte les règles du jeu. “Quand vous gagnez ça va, vous gardez votre place. Quand vous perdez, vous êtes susceptible de la perdre. Ça fait partie du métier d’entraîneur”, a-t-il ajouté, lucide et serein.
L’Égypte, encore cette vieille histoire qui se répète
Cette élimination ravive aussi un vieux souvenir amer. L’Égypte reste une véritable bête noire pour Emerse Faé. Avant ce revers en tant que sélectionneur, l’ancien milieu de terrain avait déjà chuté à trois reprises face aux Pharaons comme joueur, notamment lors des CAN 2006 et 2008.
Un symbole cruel, mais qui ne résume pas son parcours. Aujourd’hui, la question n’est pas seulement celle de son avenir personnel, mais surtout de la continuité du projet des Éléphants à l’approche du Mondial 2026. Et à ce jeu-là, Emerse Faé affiche une chose essentielle : il ne tremble pas.














