Côte d’Ivoire–Égypte : Faé veut chasser le signe indien face aux Pharaons

En quête d’un doublé historique à la CAN 2025, la Côte d’Ivoire s’avance vers un rendez-vous aussi prestigieux que piégeux. Ce samedi à Agadir, les Éléphants défient l’Égypte en quart de finale, un adversaire qui a souvent barré la route aux Ivoiriens… et à Emerse Faé. Pour le sélectionneur national, ce choc représente bien plus qu’un simple match : l’occasion de tourner une page lourde du passé.

Un quart de finale à haute tension pour les Éléphants

Le Stade Adrar d’Agadir sera le théâtre du dernier quart de finale de cette CAN 2025. Une affiche classique du football africain, entre une Côte d’Ivoire championne en titre et une Égypte septuple vainqueur de la compétition. Les Éléphants arrivent confiants, portés par un collectif solide et une dynamique positive, mais conscients du défi qui les attend face à une équipe réputée pour sa maîtrise des matchs couperets.

Faé face à son passé avec l’Égypte

Si ce duel est une première pour Emerse Faé dans la peau de sélectionneur face aux Pharaons, l’homme connaît bien cet adversaire. En tant que joueur, il a croisé la route de l’Égypte à trois reprises en Coupe d’Afrique des nations, entre 2006 et 2008. Et le souvenir est douloureux.

Trois confrontations, trois défaites. Un revers 3-1 lors du premier tour en 2006, une finale perdue aux tirs au but la même année après un match fermé, puis une lourde défaite 4-1 en demi-finale en 2008. Un bilan qui explique la prudence affichée aujourd’hui par le technicien ivoirien.

La méfiance d’un homme qui connaît les Pharaons

En conférence de presse, Emerse Faé n’a pas caché sa vigilance face à une sélection égyptienne capable de souffrir sans rompre, avant de punir au moment opportun. Son analyse est lucide, presque clinique, nourrie par des années d’expérience.

Il rappelle que l’Égypte donne souvent l’impression d’être en difficulté, de subir les débats, tout en restant parfaitement en contrôle. Une équipe qui sait déjouer l’adversaire, casser le rythme et frapper dès que l’opportunité se présente. Selon lui, c’est cette capacité à ne jamais lâcher qui fait la force historique des Pharaons.

Changer l’histoire, enfin

Cette fois, le contexte est différent. La Côte d’Ivoire arrive avec un statut, une confiance et une génération déterminée à écrire sa propre histoire. Pour Faé et ses joueurs, l’objectif est clair : ne plus se laisser piéger par ce scénario bien connu face à l’Égypte.

Au-delà de la qualification pour le dernier carré, ce quart de finale représente une opportunité symbolique. Celle de chasser le signe indien, de briser une série et d’envoyer un message fort au continent : les Éléphants ne regardent plus dans le rétroviseur.

Un duel dans le duel sur le banc

Pour l’anecdote, cette rencontre marquera aussi les retrouvailles entre Emerse Faé et Hossam Hassan, sélectionneur de l’Égypte. Les deux hommes ne se sont affrontés qu’une seule fois, en 2006, lors de la première CAN disputée par Faé. Près de vingt ans plus tard, les rôles ont changé, mais l’enjeu reste immense.

Samedi à Agadir, la Côte d’Ivoire aura l’occasion de faire tomber sa bête noire et de continuer à rêver d’un doublé continental. Cette fois, l’histoire n’est plus une fatalité, mais un défi à relever.