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Chez nous pays: Les principaux préjugés sur les ethnies en Côte d’Ivoire

chasseur

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La Côte d’Ivoire compte plus de 60 ethnies reparties en 4 grands groupes que sont les Akan (sud-est), les Krous (sud-ouest), les voltaïques (nord-est) et les Mandés (nord-ouest).

Reconnue comme étant une terre d’hospitalité, la Côte d’Ivoire a aussi en son sein de fortes communautés des pays de la sous-région. Pour réguler les relations entre les différentes ethnies, les ancêtres ont signé des pactes de non agression. Grâce à ces alliances, les membres des différentes se doivent réciproquement solidarité et bienveillance. Toutefois, au delà de la non-agression, ces alliances autorisent les groupes ethniques à plaisanter entre eux. Les limites sont repoussées,  l’un des groupes peut lancer des invectives ou même des offenses sans risque de se voir agresser par l’autre groupe.

La démographie croissante et l’exode rurale aidant, le contact quasi quotidien entre les peuples a favorisé avec le temps la création des préjugés avec une marque culturelle très forte. Si ces préjugés (portés sur le physique ou le comportement) sont tous discutables, force est de reconnaître une grande part de vérité dans la majorité.

Revisitons ensemble les principaux préjugés sur les ethnies en Côte d’Ivoire.

ABBEY:

Du point de vue du style, ils adorent porter les chemises pagne. Au plan de la gastronomie, ils ne plaisantent pas avec le foutou de banane plantain qu’ils peuvent consommer à n’importe quelle heure même tard dans la soirée.

ABIDJI:

Beaucoup de mysticisme, d’ésotérisme, d’animisme, en clair on traite les abidjis de sorciers. Ils continuent de montrer leurs “prouesses” lors de la fête traditionnelle Dipri.

ADJOUKROU:

“Adjoukrou mange attiéké sans boire de l’eau”, dit-on. Ce peuple lagunaire est féru inconditionnel de semoule de manioc, leur nourriture de base.

AGNI:

Comme leurs cousins baoulés, les agnis sont des fanatiques de l’alcool. Ils sont “tout terrain”, du vin de palme à la bière en passant par n’importe quelle boisson frelatée (kindjouss, koutoukou,…). Il se dit aussi que les hommes agnis sont très avares. Morphologiquement, ils ont la plupart un teint noir très foncé.

ATTIÉ:

Ils sont sensiblement pareilles que leurs frères abbeys. Mais leur plus grande démarcation reste leur amour pour la consommation de l’escargot. Il se dit qu’ils vont à la chasse avec un fusil pour abattre des escargots.

BAOULÉ:

Si ils sont abordables et sympathiques de prime abord, il se dit que les baoulés sont aussi très rancuniers. Ils adorent l’alcool, plus particulièrement le vin Valpierre. Les jeunes filles baoulés sont trop gentilles en amour, leur fantasme, marier un blanc et avoir des enfants métis. Le métier de servante leur collent à la peau.

BÉTÉ:

Peuple chaleureux mais tout aussi belliqueux. Ils se distinguent par leur forte personnalité et leur tempérament chaud. Grand consommateur de riz, la majorité des bétés sont de teint clair et ont des mollets proéminents.

DIOULA:

Le préjugé qui revient le plus sur les dioulas, c’est qu’ils sont nombreux et très solidaires même dans le désordre. À tort ou à raison ? En tout cas, les dioulas sont passés maîtres dans le secteur du commerce et du transport. Au football également, il y a beaucoup de jeunes talents issus de ce groupe ethnique qui s’adonnent à ce sport le plus souvent au détriment de l’école.

EBRIÉ:

“Ils ont vendu Abidjan”, le peuple autochtone de la ville d’Abidjan est vivement critiqué pour avoir cédé presque tous les terrains. “Ce sont des spécialistes dans la vente de terrain et la location”. Une situation qui s’impose pratiquement à eux avec l’urbanisation de la ville. Ils sont aussi de grands consommateurs d’attiéké.

GOURO:

Un peu comme les bétés, les gouros aussi sont taxés d’être un peuple palabreur. Les femmes gouros sont très courageuses et n’hésitent pas à se lancer dans le commerce, surtout dans le vivrier. Ce n’est pas un hasard si l’un des grands marchés d’Abidjan porte leur nom. Autre point non moins négligeant, les gouros seraient des amoureux de sexe. Il y a même un célèbre aphrodisiaque, un cure-dent qui porte leur nom.

GUÉRÉ / WOBÊ:

On les taxe de cannibales: “Guéré mange l’homme”. Les humoristes ivoiriens s’amusent bien avec ce mythe lors de leurs prestations sur les ethnies. Ils sont aussi de grands consommateurs de viande de porc. “Femme claire, sein clair”, c’est leur affaire.

LOBI:

Peuple voltaïque, les lobis sont taxés d’être des consommateurs de viande de chien.

NIABOUA:

Les niaboua (rajoutez-y les kouzié et les niédéboua) sont un petit peuple krou qui constitue un pont entre les bétés et les guérés. Leur marque légendaire est leur petite taille. On les compare même aux pygmées. Oui, c’est vrai qu’il y en a encore aujourd’hui des niaboua de petite taille, mais avec le métissage, ils sont devenus rares. Malgré le temps, ce préjugé persiste dans la mémoire collective.

SENOUFO:

Peuple animiste, friand de gris-gris et d’amulettes, ils sont aussi de grands gourmets de margouillat (agame, espèce de petit saurien qu’on rencontre en Afrique)

YACOUBA:

En Côte d’Ivoire, le premier indice pour démarquer les yacoubas, peuple des 18 montagnes, c’est leur tête. Un vrai yacouba a toujours une grosse tête selon la légende.

 

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