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C’est mon histoire: Djeneba Dosso, rondement charitable

djeneba dosso (Copier)

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Djeneba Dosso, coach alimentaire et vestimentaire

Rondement charitable

Titulaire d’un diplôme d’ingénieur et d’un certificat en marketing digital, Djeneba Dosso est la promotrice du réseau ‘’Rondement belle’’. Un concept qui valorise les femmes à forte corpulence. Outre ce projet novateur, cette trentenaire vole également au secours des personnes démunies. Elle nous raconte son histoire…

« Ingénieur en marketing communication spécialisée dans l’évènementiel, j’ai acquis un certificat en marketing digital en France ainsi qu’en coaching alimentaire. Passionnée de mode depuis mon enfance, déjà, au primaire, lorsque je n’avais pas cours, je ‘’volais de l’argent ‘’ à ma mère pour organiser des concours de miss et imitation d’artistes. Depuis mon bas âge, j’ai aimé l’évènementiel sans savoir que c’était ma passion. J’ai obtenu un bac G en comptabilité parce que mon père voulait forcement que je m’oriente dans ce corps de métier. Une chose que je n’ai jamais aimé. Organiser des événements était un plaisir pour moi. J’aime beaucoup le côté créatif et innovateur de ce métier. J’ai dû suivre des cours en ligne pour pouvoir me perfectionnée dans ce que je fais tout en gardant mon côté humanitaire. »

« J’étais très complexée par mes rondeurs »

« J’ai mis ce concept en place dans le but de valoriser les femmes rondes tout en s’assumant. Au début, je l’avoue, j’étais très complexée par mes rondeurs qui étaient une source de railleries de mes amis. Ma vision était d’emmener toutes les femmes de ce groupe à pouvoir non seulement s’assumer en tant que femme ronde. Mais, aussi de pouvoir donner un sourire, et d’apporter ma contribution aux personnes démunies. 90% du réseau est basé sur le partage. C’est cet esprit que j’ai développé au sein de mon association. Depuis la mise sur pied de ce réseau, à chaque soirée rondement belle, les fonds recueillis sont mis à la disposition des personnes dans les besoins, dans les orphelinats, dans les quartiers précaires, dans les ONG… Passionnée de l’humanitaire, j’ai été contaminé par ma sœur aînée. Chaque fin d’année, je l’accompagnais faire des dons dans des orphelinats pour donner un tant soit peu un peu de joie à ces enfants pendant les fêtes. Je ne vis désormais que pour donner le sourire à des personnes qui en ont besoin. Je ne suis pas une vagabonde de la charité mais, j’apporte ma petite contribution pour le bien-être de certaines personnes. Depuis que j’ai mis Dieu au centre de ma vie, j’ai compris que le centre de cette vie est le partage. Je mène ces actions non pas parce que je suis riche, mais plutôt dans l’espoir d’aider ces personnes à se reconstruire. Mon souhait, est que chaque ivoirien essaie de se donner comme objectif d’aider un orphelin ou une veuve démunie à pouvoir se prendre en charge. Ces nombreuses personnes qui vivent dans des conditions misérables (les veuves, les enfants abandonnés, les orphelins, les personnes démunies…) ont besoins d’aides. Il faut se rendre dans les endroits précaires (le village SOS, la pouponnière d’Adjamé et de Dabou, le centre oasis de Koumassi, ONG mission d’amour…) pour se rendre compte de la souffrance de ces personnes. Pour ma part, je me dis qu’on n’a pas besoin de beaucoup pour aider les autres. Dieu ne regarde pas la quantité qu’on donne mais il regarde l’intérieur de notre coeur. L’intention est vraiment importante. Au niveau de rondement belle, on essaye de faire 4 actions sociales dans l’année. Certaines n’ont pas la chance de prendre ne serait-ce qu’un seul repas par jour, et n’ont pas de toit sur leur maison. »

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Une femme battante…

« J’ai plusieurs cordes à mon arc. En dehors du côté humanitaire, je suis une amoureuse de la cuisine et de la mode. Je fais du coaching cuisine de temps à autre. Pour moi, la santé est dans l’assiette. Je constate que de plus en plus de personnes font des crises d’AVC, de diabète et d’hypertension. J’arrive à subvenir à mes besoins grâce à tout ce que je fais. J’ai commencé petit à petit pour être à ce niveau. Je faisais de petits commerces de vêtement quand j’étais au collège. Aujourd’hui, je suis propriétaire d’un showroom, j’ai ma propre ligne de vêtement RB by DD essentiellement femme 70% rondes et 30% fines provenant de l’Asie, de l’Europe et aussi de l’Amérique. Plusieurs personnes ont besoins d’aide autour de nous. Un geste, de notre part peut réconforter une famille désespérée. Il faut forcer parfois le destin pour être au sommet. »

 

Arlette Assoh

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