A la uneDans le MagNews & People

C’est mon histoire… avec Félix Griza Yalé: “Je suis né homo”

IMG_2549 (Copier)

 IMG_2549 (Copier)

À l’heure où la société africaine amorce une mutation profonde des mœurs, l’homosexualité est de moins en moins taboue. Voilà un jeune entrepreneur ivoirien qui assume pleinement son orientation sexuelle tout en ayant une vie aussi normale que celle du commun des mortels. Lui, c’est Félix Griza Yalé.

 

Je suis né homo

 

Je n’ai pas choisi d’être homo, je suis né homo. Petit, j’entendais dire dans la société bêtifiante dans laquelle nous vivons que cela est mauvais alors qu’il n’en est rien. L’homosexualité est génétique tout comme la bisexualité. Mais, les gens se laissent tellement oppresser par la société qu’ils ne savent plus qui ils sont réellement. Vivre et exprimer son code génétique est un bonheur permanent pour moi. Et je n’ai aucun problème en cela avec  qui que ce soit. Ma famille m’adore et m’aime tel que je suis car mes parents savent que c’est normal. En somme, tous mes proches sont fiers de l’être humain que je suis et m’admirent sur tous les plans. Certains aimeraient vivre et faire tellement de choses mais, ne le peuvent pas car contraints de ne pas être eux-mêmes à cause de l’entourage et la famille. Ils sont pris au piège du joug de la société bêtifiante dans laquelle nous vivons. Des critiques négatives, honnêtement, je n’en connais pas et cela depuis toujours. A moins que cela se passe sans que je ne m’en aperçoive. Je suis une personne assez crue et franche donc je pense que je ne reçois que ce que je donne. J’ai quelqu’un dans ma vie. Nous nous aimons très fort mais sans engagement particulier car chaque être humain doit être libre et ne doit pas être la propriété de qui que ce soit.

 

Mon parcours

J’aurai 33 ans le 8 juillet prochain et j’ai eu un parcours académique assez classique. Je suis titulaire d’un Bac B avec une brève formation en gestion commerciale due aux remous familiaux survenus après le décès de mon père, l’année où je finissais ma classe de Terminale. Je remercie néanmoins mes parents de m’avoir permis de recevoir une bonne éducation. Après mes études, J’ai travaillé dans une conciergerie de la place où je ne m’éclatais pas car la pression et l’emprise de la direction étaient étouffantes, stressantes et injustes par moments. J’ai donc jeté l’éponge et pris mon envol pour le Maroc dans le but d’améliorer ma condition de vie. Cela n’a pas du tout été facile car j’y ai vécu mes plus grandes galères. Mais après presqu’un an dans le royaume, j’ai eu la chance de rencontrer une Suédoise, puissante dans la mode en Europe, qui m’a fait travailler tout en me formant dans sa structure de mode de luxe PUREICONIC, représentée dans tous les pays où l’industrie de la mode, est très importante. Je travaillais donc dans celle de Marrakech en tant que directeur artistique. C’est avec très peu d’économie que je suis revenu au pays dans l’espoir de réaliser mon rêve, celui de lancer ma propre ligne de vêtements. Et le fait d’assister au salon de l’entrepreneuriat de Côte d’Ivoire m’a aidé à me décider véritablement. J’avais épuisé mes économies, mais avec un esprit positif, je me suis lancé et Yalé Woody est née.

 

IMG_2536

 

Yalé Woody

Yalé Woody est une ligne de vêtements pour hommes qui existe officiellement depuis 3 ans. Mes clients ne sont pas en Côte d’Ivoire. Grâce à des personnes très influentes sur la mode dans le monde, qui m’ont appris à être encore plus ambitieux, je distribue mes articles en masse dans de grands pays. J’avoue que je choisis stratégiquement mes terrains de chasse car nous aspirons tous à construire un empire. Le mien se veut comme celui de mon modèle professionnel, Giorgio Armani, qui m’inspire énormément. Yale Woody vêtements et accessoires est juste la première marque de produits de la maison Yale Woody car j’en ferai une marque déposée. D’autres produits et prestations de service suivront. Je fais appel d’ailleurs à des éventuels business partners. Pour moi, tout est un moyen de fructifier de l’argent et créer de la richesse.

 

Yannick Effoumy

 

Partager

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs requis sont indiqués *

16 − quatre =