Ligue 1 : Yann Gboho, roi des dribbleurs en France

Il y a des chiffres qui parlent d’eux-mêmes et des saisons qui ne trompent pas. En France, un nom revient avec insistance dès qu’il s’agit de provoquer, d’éliminer et de déséquilibrer les blocs adverses. À Toulouse, un ailier fait lever les foules et grimacer les défenseurs. Son nom résonne déjà fort côté ivoirien : Yann Gboho.
Le roi du un-contre-un en Ligue 1
Après plusieurs journées de championnat, le constat est clair. L’ailier du Toulouse FC domine le classement des dribbles réussis en Ligue 1. Avec 38 dribbles réussis après 16 journées, puis 57 éliminations en 21 matchs disputés, Gboho a pris une longueur d’avance sur toute la concurrence.
Derrière lui, des profils pourtant bien installés dans le championnat tentent de suivre le rythme. Matthis Abline, Florian Thauvin, Mason Greenwood ou encore Julio Enciso ferment la marche, mais l’écart reste parlant. Match après match, le Toulousain impose sa patte, multiplie les prises de balle tranchantes et devient l’arme principale de l’animation offensive de son équipe. Sa régularité dans le duel et sa capacité à créer le danger font aujourd’hui de lui la référence absolue dans cet exercice.
Une saison pleine qui confirme son importance à Toulouse
Au-delà des statistiques, c’est le contenu qui impressionne. Gboho ne dribble pas pour dribbler. Il provoque pour faire avancer le jeu, casser les lignes et créer des décalages. Dans une équipe toulousaine parfois en difficulté face aux blocs bas, son profil est devenu indispensable.
À 24 ans, il affiche une maturité nouvelle, une meilleure lecture des temps forts et une confiance qui saute aux yeux. Chaque ballon touché est une menace potentielle. Pour le TFC, il est bien plus qu’un simple ailier : il est le détonateur, celui qui change le tempo et redonne de l’élan quand le jeu s’enlise.
La Côte d’Ivoire en ligne de mire
Forcément, ces performances ne laissent pas indifférent du côté d’Abidjan. Fils d’un père ivoirien, Yann Gboho s’est récemment montré ouvert à l’idée de porter le maillot orange. Approché par le staff ivoirien, il a clairement fait savoir qu’il était prêt à répondre présent si l’appel arrivait.
Le joueur ne cache pas que représenter la Côte d’Ivoire serait une fierté, notamment dans la perspective de la Coupe du monde 2026. Sans renier la France, son pays de naissance, Gboho assume pleinement sa double culture et laisse la porte ouverte à un avenir international avec les Éléphants.
Au vu de sa forme actuelle et de son impact en Ligue 1, son profil pourrait apporter une vraie plus-value à la sélection ivoirienne. Percussion, créativité, capacité à faire la différence seul : des qualités rares, précieuses, et qui parlent forcément au football ivoirien. Le message est passé, le terrain a répondu. Reste à voir quand la suite s’écrira.













