Éléphants de Côte d’Ivoire : l’inquiétante panne sèche de Sébastien Haller

Il y a encore quelques mois, son nom faisait vibrer tout un pays. Aujourd’hui, le doute s’installe. Héros absolu du sacre continental à Abidjan, Sébastien Haller traverse une période compliquée, loin des standards qui ont fait de lui un cadre incontournable des Éléphants. À l’approche des grandes échéances internationales, la question n’est plus taboue en Côte d’Ivoire : le Haller version 2024-2025 peut-il encore porter l’attaque nationale ?
Du héros national à la réalité du terrain
En février 2024, lors de la Coupe d’Afrique des Nations 2023 disputée à domicile, Haller avait écrit l’une des plus belles pages du football ivoirien. Des buts décisifs en demi-finale puis en finale, une résilience saluée par tout le continent, et un statut de symbole retrouvé après des années de combat personnel.
Mais le football va vite, très vite. De retour au FC Utrecht, l’attaquant de 31 ans a vu la dynamique s’inverser brutalement. Les chiffres sont froids et sans appel : une seule réalisation et trois passes décisives en 29 apparitions. Pour un joueur de son vécu et de son rôle, le constat est lourd. Sur le terrain, Haller semble souvent en retard, moins tranchant dans la surface, moins dominateur dos au but. Une image qui contraste fortement avec celle du patron offensif aperçu à la CAN.
Blessures, doutes et concurrence chez les Éléphants
À cette baisse de régime s’ajoutent des pépins physiques à répétition. Blessures musculaires, douleur aux côtes, absences prolongées… La continuité lui échappe et, avec elle, la confiance. Mentalement, le poids des attentes et le manque de rythme se font sentir.
Pour la sélection ivoirienne, le casse-tête est réel. À quelques mois des prochaines grandes échéances, le sélectionneur Emerse Faé devra faire des choix forts. L’équipe a besoin d’une attaque performante, portée par des joueurs en pleine possession de leurs moyens. Dans ce contexte, des profils plus dynamiques et réguliers, à l’image de Amad Diallo, gagnent du terrain dans la hiérarchie.
Haller reste un nom qui compte, un joueur respecté dans le vestiaire et par le public. Mais le football international ne récompense pas les souvenirs. Sans un réveil rapide en club et un retour convaincant sur les terrains, sa place chez les Éléphants pourrait être sérieusement discutée. En Côte d’Ivoire, l’attachement est fort, mais l’exigence l’est encore plus.













