Souleymane Cissé se lance dans la course à la présidence de la FIF

Le football ivoirien s’apprête à vivre des mois agités en coulisses. À l’approche de l’élection prévue en septembre, les lignes commencent à bouger et les ambitions s’affichent. Dernier mouvement en date : l’entrée en lice officielle de Souleymane Cissé, président du Racing Club d’Abidjan, pour la présidence de la Fédération Ivoirienne de Football.

Une candidature qui promet d’animer le débat et de redistribuer les cartes.

Une volonté affichée de moderniser le système

Souleymane Cissé ne cache pas ses intentions. Il dit vouloir insuffler un nouvel élan à la gouvernance du football ivoirien, avec un cap clair : professionnaliser davantage les structures et corriger les dysfonctionnements qui freinent le développement du championnat.

Selon lui, le moment est venu de franchir un palier. Les fondations existent, mais le cadre doit évoluer. Transparence dans la gestion, meilleure organisation des compétitions, valorisation des clubs et accompagnement des jeunes talents figurent parmi les axes qu’il entend défendre.

Un dirigeant déjà engagé dans les réformes

Le patron du RCA n’en est pas à sa première prise de position. En juillet 2025, il faisait partie d’un groupe de présidents de clubs ayant présenté une vision commune pour restructurer le football local. À l’époque, l’accent était mis sur une gouvernance plus moderne, un cadre réglementaire plus clair et une meilleure prise en compte des réalités économiques des clubs.

Cette initiative avait renforcé son image de dirigeant structuré, attentif aux enjeux de fond et soucieux de défendre les intérêts des acteurs de terrain.

À la tête du Racing Club d’Abidjan, il a acquis une crédibilité certaine dans le paysage national. Son expérience en gestion de club constitue aujourd’hui l’un de ses principaux arguments face aux électeurs.

Une élection sous tension

La candidature de Souleymane Cissé intervient dans un climat où la gouvernance actuelle est discutée. Le président sortant, Yacine Idriss Diallo, fait face à des critiques émanant de plusieurs acteurs du football ivoirien, ce qui ouvre un espace de débat à quelques mois du scrutin.

La campagne s’annonce animée. Chaque prétendant devra convaincre les clubs affiliés, exposer un programme précis et rassurer sur sa capacité à fédérer.

Les prochaines semaines seront décisives. Entre projets, alliances et prises de parole, le football ivoirien entre dans une phase stratégique. Une chose est sûre : la course à la présidence de la FIF est bel et bien lancée.