DTN : Lounis Attab, un an pour poser les bases

Un an après sa prise de fonction, Lounis Attab a pris la parole pour faire un point d’étape sur son travail à la tête de la Direction Technique Nationale. Face à la presse, au siège de la FIF, le DTN n’a pas vendu du rêve. Il a surtout parlé terrain, organisation et fondations, avec un message clair : remettre de l’ordre et du sens dans la formation ivoirienne avant de viser plus haut.

Une maison technique remise sur pied

Dès son arrivée, Lounis Attab s’est attaqué à la structure. La DTN fonctionne aujourd’hui avec des rôles identifiés, des responsables par secteur et un maillage territorial plus cohérent. Conseillers techniques régionaux, échanges réguliers avec les sélectionneurs, coordination entre les catégories : le cadre est là. Rien de spectaculaire, mais une base de travail indispensable pour éviter l’improvisation qui a longtemps plombé le système.

Les jeunes au cœur du projet

Le gros du chantier reste la détection et la formation. Sur ce point, la DTN a multiplié les observations chez les plus jeunes, notamment dans les catégories U12 et U14, avec l’objectif de repérer tôt et mieux. En parallèle, les entraîneurs ont été ciblés : formations, recyclages et licences pour élever le niveau de l’encadrement local. Le message est assumé : sans formateurs solides, pas de talents durables.

Avancer sans brûler les étapes

Des compétitions de jeunes ont été relancées ou stabilisées, notamment chez les U17 et les équipes réserves. Là encore, pas de discours tapageur, mais une logique de continuité. Lounis Attab l’a rappelé : le chantier est long, les résultats ne seront pas immédiats, mais la priorité reste la construction. Pour le football ivoirien, souvent performant sur le talent brut, l’enjeu est désormais de gagner en méthode. Et ça, ça ne se règle pas en une saison.