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Tya Vuitton se livre à vous… côté jardin

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Tya Vuitton… Tous les jeunes ivoiriens ou presque, à défaut de l’avoir côtoyé au moins une fois, ont déjà entendu ce nom. Le personnage toujours près du milieu showbiz et plus particulièrement du hip hop ivoirien, reste encore un mystère pour beaucoup. Il nous a accordé un entretien pour parler de son actualité musicale, ses projets. Nous n’avons pas manqué de le titiller avec nos questions côté jardin.

 

Quel est ton nom à l’état civil ?

Tokpa Yves Alain. Ce qui donne les initiales TYA.

Ça sonne yacouba.

Effectivement, je suis yacouba originaire de la ville de Man. Je rime en « An » (Rires).

Peut-on avoir ta date de naissance ?

J’ai 29 ans. Je suis né le 29 juillet 1988.

Combien de frères et sœurs as-tu ?

Je suis le seul garçon de mes parents. J’ai deux grande-sœurs et une petite sœur. Nous sommes quatre.

Tu roules carrosse à Abidjan. On dit de toi que t’es un fils à papa. D’autres rappeurs font allusion à toi dans leurs sons. Qu’en penses-tu?

(Après un silence) J’ai peut-être des parents bien placés, mais je n’ai pas eu forcément besoin d’eux pour être ce que je suis aujourd’hui. Les parents comptent énormément pour moi, mais je ne pleurniche pas sur leurs oreillers. Quand je veux quelque chose, je sais comment me démener pour l’avoir.

Vis-tu toujours en famille ?

Ma mère est tellement protectrice. J’ai tenté de déménager à plusieurs reprises mais elle s’y est interposée. Elle me dit que je suis le seul garçon. « Il n’y a personne ici. Où est-ce que tu veux partir ? Reste près de moi ». Sinon que j’ai déjà une maison que j’ai mise en location. Il y a cette relation fusionnelle avec maman qui fait que je me sens obligé de rester près d’elle.

À côté du rap, il y a le business. Quelles sont tes réalisations ?

Je ne vais quand même pas tout livrer ici (Rires). Plus sérieusement, j’ai ouvert une chaîne de supermarchés Tya Market. Il y en a un à la Riviera Palmeraie, un à Yopougon et deux dans la sous-région et j’ai pour objectif de développer cela. Je travaille actuellement à monter une société de transport, une structure de communication.

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Parle nous de ta chérie si tu en as une.

Tu es têtu toi (Rires). J’en ai une. Mais souffrez que je ne l’étale pas ici.

Dommage pour nos lifeuses, on s’y tient. Tya Vuitton à la maison loin des projecteurs, c’est quel genre de mec ? Le bad boy, le timide ?

Quelque soit l’âge que j’aurai, devant les parents, j’enlève les boucles d’oreilles. Je connais mes limites. Si je pouvais pour les tatouages aussi… À la maison je suis Yves Alain. Je sais faire la part des choses.

Tes hobbies ?

C’est au studio que je m’amuse le plus. Je prends énormément de plaisir à pratiquer ma passion. Je ne suis pas très jeux vidéos, j’en ai tellement abusé étant enfant. J’adore aussi sortir faire la fête entre amis.

Quels sont tes traits de caractères ?

J’entends les gens dire Tya est comme ci, il est comme ça, il fait ci, il fait ça; pourtant ces personnes là ne me connaissent pas vraiment. Pour ceux qui me côtoient au quotidien, ils le savent, je suis un mec qui met en avant le respect et je fais tout pour, car je veux qu’on me respecte en retour. On dit de moi aussi que je ne suis pas accessible, ce n’est pas vraiment le cas. Je déteste la honte par dessus tout.

Justement, peux-tu nous raconter une de tes mésaventures dans le showbiz ?

C’était lors du premier concert de Kaaris à Abidjan. Je le connaissais depuis la France. J’ai fait les premières parties de son concert. Quand est arrivé le moment où il devait monter, il a demandé à tous ceux qui étaient sur le podium de descendre illico… moi y compris. J’ai cru qu’il me laisserait  sur scène mais il était insistant pour que moi aussi je descende. J’ai eu envie de fondre sur le coup. Mes gars à côté qui ont vu la scène se sont bien moqué de moi: « Tu dis que c’est ton vieux père(*) et il te chasse » (Rires). Après son concert, on a échangé, et il s’est excusé expliquant qu’il ne m’avait pas reconnu et m’avait pris pour un simple fan. On en a rit.

Y a-t-il un événement heureux qui t’a marqué depuis que tu es dans le milieu ?

C’était encore lors d’un concert, le tout premier concert de Kiff No Beat. Je venais d’arriver. J’ai garé la voiture par derrière. En sortant du véhicule, je vois une vingtaine de filles s’attrouper sur moi scandant mon nom. Certaines même pleuraient de joie. Pas habitué à ses scènes de liesse, je ne savais que faire. C’était du délire et ça m’a vraiment marqué.

Ton plus grand rêve ?

Faire pareille que P. Diddy, être reconnu pour ma musique mondialement et être un grand businessman.

À lire aussi ► Tya Vuitton: Qui se cache derrière ce nom ?

(*) Connaissance plus âgée que soi et à qui on peut demander des services.

Rolyvan

 

 

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