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Tya Vuitton: Qui se cache derrière ce nom?

tya 11 (Copier)

 

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Tya Vuitton… Tous les jeunes ivoiriens ou presque, à défaut de l’avoir côtoyé au moins une fois, ont déjà entendu ce nom. Le personnage toujours près du milieu showbiz et plus particulièrement du hip hop ivoirien, reste encore un mystère pour beaucoup. Un temps abonné à la une des quotidiens people ivoiriens, le rappeur businessman s’est « éclipsé » par la suite, mais ce n’était que pour un moment. Désormais installé à Abidjan, Tya Vuitton compte retrouver son lustre d’il y a quelques années. Et ce retour en grâce est déjà en marche. Nous l’avons rencontré pour en savoir un peu plus sur sa personne, son parcours, ses faits d’armes, ses projets et son côté jardin. À lire dans cet entretien exclusif.

 

On a connu Tya Vuitton grâce à la musique. Explique-nous comment as-tu été piqué par ce virus ?

C’est une passion que je nourris depuis tout petit. Ado,  je me suis acheté un home studio quand j’en ai eu l’occasion. Je me suis vite accroché à la musique.

T’es parti jeune en France pour les études. Peut-on savoir quel est ton parcours scolaire ?

C’est en 2003 que je suis parti en France. C’est là-bas que j’ai obtenu mon BEPC. Mon BAC, c’était ici au Cours Lamartine. L’année dernière, j’ai décroché mon Bachelor en Marketing et Communication en France. J’ai beaucoup tourné entre temps. France, Canada, et même ici en Côte d’Ivoire à l’internat à Ferkéssédougou tellement j’étais bandit (Rires).

C’était dû à quoi ? Le goût de l’aventure ?

J’étais un peu voyou et comme j’avais des parents rigoureux et stricts (mon père était pilote dans l’armée), il m’envoyait loin pour que je me responsabilise, que j’apprenne à vivre seul et à ne dépendre que de moi. Aujourd’hui, ces expériences m’ont forgé.

Tu as été révélé au public ivoirien grâce à ta collaboration avec Kiff No Beat sur le tube « Groupie ».

J’ai toujours été ouvert en matière de collaboration. Des feats, j’en ai fait avec beaucoup de jeunes rappeurs. Concernant « Groupie », c’est Didi B avec qui j’échangeais beaucoup via Messenger qui a proposé qu’on fasse le son. On est donc rentré en studio chez Shado Chris. Pour le clip, j’ai approché Jimmy James de Tour 2 Garde.

Juste après, on a eu une cassure. On s’attendait à une ascension de toi autant que Kiff No Beat. C’était vous le renouveau du hip hop ivoire.

À cette période, je ne pouvais pas faire la musique comme je le voulais à cause de mon père. Pour lui, c’était l’école ou rien. Je continuais les cours en France tandis que mon public abidjanais me réclamait. Même si pendant les congés je venais à Abidjan, je ne pouvais pas vraiment faire de promotion. J’appelais parfois pour demander qu’on évite de faire passer mes clips sur des chaînes télés. Mais vu que la musique est une passion pour moi, je continuais à enregistrer et à poster uniquement sur des plateformes de téléchargements comme SoundCloud et autres. En clair, je m’étais mis à un niveau que je ne pouvais pas assumer vis-à-vis de mes parents.

Ce niveau dont tu parles, le buzz avec Arafat y est pour quelque chose. Peux-tu revenir là-dessus ?

Arafat, c’est un grand-frère avec qui j’ai vécu un temps et que je connais bien. Je ne sais vraiment pas d’où est parti le clash. J’ai été insulté tout comme mon pote Honorat. Il y a eu plein de mensonges, comme quoi c’est moi qui aurait filmé puis posté la vidéo où il a cassé une assiette sur la tête de son ex Alexia Vody. Il fallait trouvé un bouc-émissaire dans cette histoire et j’avais la gueule de l’emploi. Mais bon, tout ça c’est du passé, et il faut regarder devant à présent.

 

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Aujourd’hui Tya Vuitton apparaît plus comme un producteur qu’un rappeur. C’est toi qui a fait germer le groupe Kozak (ex-Seleka) par exemple.

Cette interview me plaît car cela me permet de voir comment je suis perçu. J’étais encore en France lorsque le groupe m’a approché pour me faire écouter leurs chansons. J’ai kiffé et j’ai commencé à les suivre. De là-bas, je payais leurs enregistrements studio. Quand je suis rentré définitivement à Abidjan l’année dernière, on a fait un feat « Petit mais ça mousse » et ça a fait un carton sur les réseaux sociaux. Quelques jours après, ils m’appellent pour me dire tout enthousiaste que Kiff No Beat veut les faire signer. Et auparavant, ils n’avaient rien signé avec moi jusque-là. C’était juste tacite. Je ne leur en veux pas. Idem pour Kiff No Beat, j’aurais fait pareille à leur place. C’est une stratégie de communication: récupérer la concurrence pour mieux la contrôler. Quant à la musique, c’est maintenant que je m’y mets vraiment.

Tya Vuitton ambassadeur Luc Belaire, comment s’est opéré ce mariage?

Belaire a une politique internationale identique, trouver des people ambassadeurs pour promouvoir son image de marque. Pour cela, il faut d’abord aimer le produit et ensuite répondre à plusieurs critères sélectifs. Aux Etats-unis par exemple, ils ont Rick Ross, Dj Khaled, Future. Quand ils m’ont approché en Côte d’Ivoire, je leur ai demandé qu’est-ce qui a motivé leur choix sur ma personne. Ils m’ont expliqué tout simplement qu’ils ont dressé une liste de rappeur, et c’est pour moi qu’ils ont opté eu égard à mon charisme. Dans la même veine, ils ont opté pour Emma Lohoues côté féminin.

Parle-nous de ton actualité musicale à présent.

Je suis rentré au pays avec mes diplômes dans la besace. Je peux me lancer à fond dans la musique avec leur accord à présent. Maintenant je suis libre de faire la musique de manière professionnelle. Après « Rentre en PV » avec Stelair en début d’année, j’ai sorti ce 4 Août un nouveau single, « Appeler », en feat avec Ariel Sheney. C’est de l’afrotrap. Vous serez surpris de ce qu’on a pu faire en studio.

As-tu un message aux fans ?

Ce que vous avez connu de moi n’était qu’un aperçu. C’est vraiment maintenant que je vais exploser et donc soyez prêts.

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Kiffez son dernier titre ici.

Rolyvan

 

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