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No-Size, bientôt le grand retour

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«Que ceux qui se posent la question de savoir si je peux rééditer un tube pareil à « la go là a faim » se rassurent. Il y a du lourd pour très bientôt.»

José Ahmed Kouyaté plus connu sous le nom No-Size a été découvert après la publication d’une de ses vidéos devenue très vite virale sur la toile. Le jeune rappeur a atteint les cimes jusqu’à avoir l’embarras du choix avec les nombreux producteurs qui toquaient à sa porte. Aujourd’hui, des mois après son premier succès, No-Size, artiste dans l’âme, compte bien poursuivre l’aventure musicale. Des tubes il en a plein. Toutefois, il lui manque ce mentor protecteur qui pourra le produire afin qu’il puisse exposer pleinement son talent. Nous l’avons rencontré. Et dans les lignes qui suivent, vous découvrirez des choses bien surprenantes au sujet de cet artiste très prometteur.

 

On t’a connu grâce à la vidéo amateur de ton freestyle «La go là a faim». Très vite tu t’es trouvé des producteurs. On a entendu parler de Molare et d’Emma Lohoues ensuite. Deux producteurs pour un artiste. Était-ce seulement pour ce titre ou pour bosser avec toi sur le long terme ? Donne-nous des éclaircis.

Après la vidéo du buzz, j’ai reçu plusieurs propositions. Il y a une personne dont je préfère taire le nom qui m’a appelé pour me dire qu’il y a Emma Lohoues qui voudrait me produire. Nous avons donc pris rendez-vous à Abidjan, nous nous sommes vus et on est directement entré en studio sans signer un quelconque contrat. C’est arrivé au studio d’enregistrement que j’ai croisé Molare pour la première fois. Ensemble, nous avons travaillé et il m’a donné des conseils sur le son. Après l’enregistrement, je suis parti en voyage. On a fait tout cela sans signer de document officiel nous liant.

Votre collaboration se limiterait juste à la production du titre «La go là a faim», mais pas à la production de l’artiste…

Effectivement. La production de No-Size était encore en négociation. On n’avait encore rien décidé là-dessus.

Mais qu’est-ce qui vous empêche de bosser ensemble en ce moment?

Emma Lohoues, Molare et moi, nous sommes toujours en de bons termes. Je n’ai pas de problèmes avec eux. Il y a eu une petite incompréhension mais rien de plus. Je me dis présentement qu’ils ont entendu mon appel. S’ils sont toujours intéressés par No-Size, s’ils croient toujours en moi, je suis là.

C’est quoi ton actualité?

Actuellement, je bosse dur dans l’ombre parce que je me dis qu’arrivera ce moment où je n’aurai plus ce temps à disposition.

As-tu des hits en couveuse en ce moment du même genre que «La go là a faim»?

Mis à part «Grossesse» dont j’ai publié le freestyle depuis peu, il y a énormément de projets qui vont bientôt sortir. «Kana Kasi», «Femmes du monde», «Casser les papo» entre autres. Que ceux qui se posent la question de savoir si je peux rééditer un tube pareil à «La go là a faim» se rassurent. Il y a du lourd pour très bientôt.

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No Size est actuellement sans producteur. La chasse est ouverte pour tous ceux qui souhaitent t’attirer sous leurs ailes. Dans la vidéo que tu as postée officiellement, t’as eu à noter ce que tu attends de celui qui ambitionne devenir ton producteur. On met l’accent sur un de ces points : « un producteur qui ne fait pas de proposition indécente ». À quoi sinon à qui fais-tu allusion ici?

Vous pouvez tout imaginer. J’en ai reçu beaucoup,  des propositions indécentes, et je pèse mes mots (sur un air sérieux). Il y a certaines personnes qui m’ont dit si tu n’acceptes pas ceci, tu ne vas pas briller, si tu ne fais pas cela, tu n’iras pas loin.

Parlant de proposition indécente, serait-ce liée à l’homosexualité comme les rumeurs le laissent entendre?

Ce n’est qu’une proposition parmi tant d’autres. Souffrez que je n’en dise plus.

S’agissant d’une proposition moins choquante, si ton nouveau producteur t’exige de faire un tout autre genre musical que le rap, l’accepterais-tu?

Tout de suite là, je dirai non parce que je suis un rappeur dans le sang et dans l’âme. J’écoute toutes sortes de musique mais le rap, c’est ma vie.

As-tu des projets musicaux qui te tiennent à cœur?

J’en ai plein la tête. Mais il me faut d’abord trouver un producteur. Faire sortir mon album, faire de grands feats, faire de grandes salles, ça va avec (Rires).  Pour des projets personnels, créer un studio d’enregistrement.

Tu es certes rappeur à la base, mais tu écoutes d’autres artistes. Qu’est-ce que No-Size consomme musicalement?

Je suis no limit, j’écoute tout, du zouglou au zeze pop, on n’en finira pas si je dois tout citer.

Ce n’est pas en vain si tu t’appelles No-Size…

Même la musique mandingue (Rires). Je suis très ouvert d’esprit quand il s’agit d’écouter de la musique. Mais par-dessus tout j’adore le zouglou, c’est une musique qui m’inspire.

On va aborder ton côté jardin à présent, histoire de creuser un peu dans ta vie hors de la scène et des flashes. No-Size a-t-il quelqu’un dans sa vie ?

Je n’ai personne dans ma vie à part le rap pour l’instant. Je me dis que chaque chose a son temps. Mais là présentement je suis à 100% dans  la musique, je suis à fond dans mon rap.

À la maison, quel genre de mec est No-Size ?

Pour tous ceux qui me connaissent, ils diront que No-Size est un mec bien, adorable, chou. Mais moi je me définis tout simplement comme un mec fou, un embêtant dans le bon sens. Là où je suis, je partage toujours de la bonne humeur quel que soit les circonstances.

À côté de la musique, quels sont tes hobbies? Quels sont tes passe-temps? Qu’est-ce que tu fais quand tu n’es pas en studio et tout?

Quand je ne suis pas en contact avec la musique, je prends soin de mon fils, je suis père d’un ange qui a maintenant un an. Je fais aussi de la gym. Je passe aussi du temps avec la famille, ma mère surtout. Mais la musique revient toujours (Rires).

S’il y a des personnes qui te soutiennent depuis tes débuts, qui t’ont aidé et continue à le faire, c’est le lieu de les remercier.

Je remercie d’abord mes fans qui me boostent et qui sont toujours avec moi. Je tiens à remercier une icône qui me soutient depuis le début, le grand-frère Didier Drogba. Il me suit tout le temps. Soutenir quelqu’un,  ce n’est pas seulement donner de l’argent. C’est aussi partager les vidéos, les photos, laisser un petit message. J’aimerais également remercier le grand-frère Molare ainsi qu’Emma Lohoues qui continue de me prodiguer des conseils. Je n’oublie pas aussi Scovik Premier, le manager à Bebi Philip qui fait beaucoup pour moi. Quand je suis à Abidjan, je suis tout le temps avec lui. Il croit en moi. Je ne pourrai pas citer tout le monde mais à vous tous je dis merci.

Nous sommes au terme de notre entrevue. Quel est ton mot de fin?

Je vous remercie de l’opportunité que vous me donnez de pouvoir m’exprimer. No-Size est à la recherche d’un producteur, quelqu’un qui croit en No-Size, qui est prêt à tout pour son artiste, qui respecte son artiste parce que je suis prêt à tout donner pour mon producteur, et un producteur qui ne me fera pas de proposition indécente.

ROLYVAN

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